les ailes fracassées

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Jours paisibles

J’ai repris mes balades à bicyclette, aujourd’hui j’ai dû faire attention au sens du vent, j’ai préféré faire mon tour habituel à l’envers de façon à ce qu’ il me pousse au retour ! Beaucoup de maisons sont fermées, les volets majoritairement dans toutes les nuances de bleu ressemblent à des paupières baissées qui s’ouvriront lorsque leurs habitants reviendront soit pour un week-end, soit pour les prochains congés. La mer était haute et agitée, les petits bateaux amarrés aux corps morts semblaient danser sur les vagues, les mâts des catamarans cliquetaient au souffle du vent, comme ces carillons que l’on accroche au dessus du porche qui tintent au moindre mouvement et qui donne une vibration si particulière, les feuilles des arbres bruissaient doucement, en parfaite harmonie avec le paysage qui défilait sous mes yeux.  Quelques nuages menaçants laissaient passer des gouttes de pluie qui glissaient sur ma joue, telles des larmes mélancoliques sur l’été qui s’enfuit. 

Tu as passé de bonnes vacances, couché souvent à l’heure où le monde se lève, il va falloir que tu reprennes des horaires réguliers, tu dois te rendre en fin de semaine à ce centre qui t’a convoqué pour la journée où tu iras peut être en fonction des places disponibles et surtout après une consultation avec les médecins qui jugeront si ton état  le permet. Ce centre de postcure et de réadaptation aide les malades stabilisés à retrouver leur autonomie et construire un projet personnel. Reprendre progressivement des activités professionnelles et sociales dans l’objectif de développer une autonomie normale, tout en renouant des liens sociaux , cela te permettra de faire le point sur tous ces mois que tu viens de passer, te situer par rapport à ton environnement et par rapport aux autres, surtout retrouver une image positive de toi-même et évaluer tes capacités, stimuler tes facultés intellectuelles et devenir autonome dans toutes les tâches de la vie quotidienne. Ils demandent que chaque patient ait fait le choix personnel pour intégrer ce centre, impliquant l’adhésion aux soins et une mobilisation pour l’ensemble des activités réadaptatrices. Tu vas y arriver, tu verras.

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Par lesailesfracassees
Le 1 septembre, 2008
A 23:35
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Lumière bleue

Je devrais me lever tôt plus souvent, ouvrir la fenêtre sur le jour qui pointe, les étoiles s’éteignent une à une, la pluie de la nuit rend l’atmosphère transparent et le temps semble immobile, quelques nuages de traîne rosés s’effilochent dans l’azur, la fraîcheur pour un mois d’août est inhabituelle, les oiseaux les premiers prennent possession de la nature. Dans ce silence, troublé par le bruit des camions de livraison, les mouettes glissent sur l’eau miroir  des salines qui se reflète dans le ciel, une pie au ventre rebondi répond au croak lugubre du corbeau, les oiseaux chantent en coeur pour fêter un nouveau jour.

Hier soir, la chatte a déposé un oisillon sur le lit, offert comme un trophée, son petit corps meurtri n’a pas résisté à ses coups de griffes et morsures, le monde des animaux est moins cruel que le nôtre puisque eux ne connaissent pas le mal, mais agissent par instinct.

Tu as voulu aller sur la plage où nous allions quand vous étiez plus jeunes, il faut longer la route côtière éviter les ornières, juste avant le parking au bout de la route cahotante on entendait gronder l’océan, les ruines d’anciens blockhaus derniers vestiges de batailles meurtrières ne sont plus accessibles, trop dangereuses pour le quidam curieux qui pourrait s’aventurer dans ses entrailles.

La dune couverte d’ajoncs se dressait au dessus de l’océan, aucun rempart de béton pour la protéger des coups de boutoirs des vagues lors des grandes marées,  la plage avait changé, l’eau  avait dessiné des volutes de sable au fond sur la dune, le vent soufflait en rafales, nous avons marché côte à côte là où les vagues s’étalent en s’enroulant autour des chevilles, nos pas s’effaçaient au fur et à mesure que nous avancions, contrairement à ces moments que nous passons tous les deux qui resteront à jamais gravés dans nos souvenirs, prends le comme un cadeau de la vie, ils resteront chers à nos coeurs. Les kitesurfeurs glissaient sur la crête des vagues, leurs voiles s’envolant comme de gros papillons  colorés dans le ciel étincelant. Nous sommes rentrés sous le piaillement joyeux des mouettes qui tournoyaient autour de nous, ivres de vent avec l’odeur pénétrante du varech sur la peau.

Ce week-end, nos amis de la maison d’à côté se marient après plus de vingt ans de vie commune et deux grands enfants, le futur marié est venu à Pâques publier les bans, il a annoncé à sa promise qu’ils se mariaient quinze jours avant, joli clin d’oeil à tous ces jeunes couples qui se désagrègent au moindre conflit. Tchin !

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Par lesailesfracassees
Le 24 août, 2008
A 18:22
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Copié-collé

Lu sur le blog d’un ami qui demande à ce que ce petit conte philosophique soir diffusé largement.. Merci Daniel

Sages réflexions

Reçu de Christophe LABIGNE cet excellent message que je vous propose de partager.
Il s’agit du « principe de la grenouille chauffée ».
Olivier Clerc, écrivain et philosophe, a envoyé ce petit conte.

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.
L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.
La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s’extraire de la marmite. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée
aussitôt de la marmite.
Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la
plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20,30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens. AU NOM DU PROGRES et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l’intégrité de la nature, a sa beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.
Le GAVAGE PERMANENT d’informations de la part des médias sature les cerveaux ( – Serf-Veaux – ) – qui n’arrivent plus à faire la part des choses entre le réel et le virtuel, entre les films et la réalité. L’énergie nucléaire, les engrais chimiques, les clonages, le génie génétique, ont grignoté progressivement notre libre arbitre au point qu’il est devenu ILLEGAL de vouloir manger bio, condamnable de vouloir échapper aux vaccinations.
Verchip’, microprocesseurs, de la taille d’un grain de riz, mises au point par la société Applied Digital Solutions, en Floride. Ces puces sont implantées sous la peau et émettent un signal lisible par un décodeur spécial qui identifie tous nos paramètres sociaux, médicaux et autres…Les malades en sont les premiers ‘ bénéficiaires ‘ aux Etats-Unis. L’implantation coûte 200 dollars, plus 19 dollars d’abonnement mensuel pour l’entretien des bases de données.
Vos enfants seront la prochaine cible. Pratique, n’est ce pas ?
Et puis bientôt, CEUX QUI REFUSERONT perdront l’accès aux établissements publics, aux autoroutes, aux banques…sur les routes, la police vérifiera si vous avez bien votre puce et si elle est à jour.
Big brother !!! quoi !!!
Alors, si vous n’êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu’il ne soit trop tard.
Merci de diffuser largement pour peut-être bousculer les consciences … en rêvant que consciences il y ait encore !

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Par lesailesfracassees
Le 22 août, 2008
A 23:56
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Intermède

Je n’ai plus la notion du temps qui passe, les jours défilent sous des ciels changeants, le bleu fait place au gris, le vent agite les branches des arbres, les feuilles déjà jaunissent annonçant la fin de l’été, en levant la tête,  je recherche les hirondelles, depuis quelques jours, elles ont l’air de se rassembler pour repartir vers d’autres cieux plus cléments. Et toi que je regarde vivre avec cet air heureux, ton frère est là pour peu de temps, mais vous profitez de ces moments passés ensemble pour vous aider à mieux vous séparer, chacun repartant vers sa vie, vers un ailleurs que vous n’avez plus en commun, mais les liens sont là, indestructibles, c’est ce qui fait votre force, pour toujours. Les souvenirs de ces soirées où la musique vous réunit, vous vous retrouvez tout un groupe sur la plage, avec vos guitares et vous refaites le monde à votre façon, comme nous l’avons fait au même âge, la roue tourne.

Tu as pu récupérer ton permis de conduire, nous n’avons aucune nouvelle de ce procès verbal qui t’a été notifié lorsque tu as été arrêté par les forces de l’ordre. Nous ne connaissons pas les suites qui seront données, peut être seras-tu convoqué au Tribunal, dans l’affirmative, nous avons trouvé un avocat pour te défendre. Après tout ce qu’il t’est arrivé, s’il s’avère qu’une condamnation est prononcée, nous espérons que la justice prendra en compte le fait que tu es en traitement depuis quelques mois pour tes addictions qui ont failli te coûter la vie.

Tu désespères aussi de trouver l’âme soeur, jusqu’à présent tu étais tellement centré sur toi même que tu ne voyais même pas le monde qui t’entourait. Aie confiance en l’avenir et surtout que cette recherche d’un amour ne t’empêche pas de rester toi-même. Ne force pas le destin, tu reviens de tellement loin, pourquoi vouloir brûler les étapes. Lorsque physiquement tu te sentiras plus fort, tu pourras retrouver un travail et là le monde t’appartiendra, tu feras des rencontres, et la porte s’ouvrira sur d’autres perspectives.

Le souffle de la brise marine emporteront les dernières images de ce passé qui te colle à la peau. La vie est passionnante, même si pour toi elle te semble insurmontable, le bonheur est si simple, loin de tes désillusions après  ta recherche de paradis artificiels. Eclaire tes rêves, crois-y, dur comme fer, tu es quelqu’un de bien.

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Par lesailesfracassees
Le 13 août, 2008
A 1:09
Commentaires : 11
 
 

Holidays

Tu m’as encore confortée à continuer à te parler par l’intermédiaire de ce blog, beaucoup de temps gâché à se taire, les mots que l’on ne prononce pas tournent à l’intérieur de nous infiniment, se cognent à ces murs invisibles, prêt à nous dévorer le coeur, quel soulagement depuis que tu me lis, ton frère nous a rejoint et tu lui as dit avoir compris beaucoup de choses au sujet de ton comportement et de la souffrance que tu nous as infligé inconsciemment, ton frère a demandé l’adresse de ce blog, il le consultera s’il le veut.

Nous avons fait de fréquents allers-retours pour que tu revois ton psychiatre, le dentiste pour moi et le notaire où nous avons signé pour l’appartement que tu vas occuper début octobre. Faire des projets, te projeter dans le temps, voilà ce qu’il te faut pour ne pas sombrer. Tu as demandé à papa de te faire une ordonnance pour reprendre du Subutex, car tes angoisses t’étouffaient, ton regard s’éteint et rien ne peux te faire sortir de ton mal être, le psychiatre te dit que tu es dans la bonne direction, il faut que tu le crois.

Hier vous êtes partis pour quelques jours camper à Belle-Ile, je vous ai emmené prendre le tire-bouchon qui vous amène directement à l’embarcadère. L’année dernière vous étiez partis en vélo, je te vois encore pédaler péniblement pour atteindre la petite gare, cinq kilomètres où j’ai cru que tu allais t’effondrer à chaque coup de pédale, je te suivais en voiture, me collant à tes roues, tu serrais les dents, petit soldat courageux qui puisait tout au fond de toi tes forces pour suivre le même rythme que les autres. Tu vois à un an de distance les progrès que tu as pu accomplir, oh mon coeur je suis si fière de toi, je te l’ai déjà dit des milliers de fois.

 

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Par lesailesfracassees
Le 4 août, 2008
A 16:13
Commentaires : 6
 
 

Uva-Uvb

Ce matin, les salines ressemblaient à une patinoire, pas un souffle de vent ne venait rider la surface de l’eau, les canards colverts regroupés au milieu attendaient que le soleil    réchauffe l’atmosphère, temps immobile avant que les estivants ne s’éveillent tout à fait et vaquent à leurs occupations quotidiennes, partagés entre les excursions et les plaisirs de la plage. J’aime cette heure matinale où je profite pleinement de la nature.

Cet été, une angoisse sourde m’étreint, je vois le soleil comme un ennemi, et pourtant douze ans se sont écoulés depuis mon mélanome, mais cette année la peur me reprend, comme si chaque rayon de soleil dardait sur ma peau ses effets nocifs. Ton frère m’a sauvé la vie, il s’était écorché un grain de beauté en entrant dans la voiture deux portes, il avait saigné un peu et dans le doute, j’avais pris rendez-vous chez le dermatologue. A la fin de la consultation, j’avais montré un grain de beauté que j’avais sur la cuisse depuis longtemps, il avait légèrement augmenté de volume, mais de couleur beige rosée au contour irrégulier il ne semblait pas particulièrement  menaçant. Un seul coup d’oeil a suffit à faire froncer les sourcils du médecin. « Vous avez ça depuis longtemps ? » oui, depuis toujours ! Je partais en vacances le soir même, elle me répond, vous ne partez pas, je vous enlève ça demain !!!!! mon coeur est descendu d’un cran, ma belle me suis-je dit, ton compte est bon, la dermato me rassure, me dit que tant que le naevus n’est pas analysé, elle ne se prononce pas. Les suites ont été simples, le grain de beauté mesurait moins d’un millimètre. 

Depuis ta soeur et ton frère se font suivre régulièrement, surveillance des grains de beauté obligatoire après qu’un membre de la famille est atteint. Tu minimises toujours les faits, tu me réponds que tu bronzes sans problème, pourtant tu as la peau claire et les yeux bleus, pourquoi te mettre en danger encore une fois, ce n’est pourtant pas si compliqué de se soumettre à une consultation régulière, mais non tu provoques encore une fois, je ne te comprends pas. Fais attention à toi, ça n’arrive pas qu’aux autres, la preuve. J’ai à ma décharge des années d’enfance dans les Landes où pendant les trois mois d’été nous passions nos journées dehors sous le soleil brûlant. Les crèmes de protection étaient moins performantes qu’actuellement, mais je ne te le dirai jamais assez,  le soleil tue.

J’ai longtemps parcouru le forum mélanome sur doctissimo, j’ai ri, souri, angoissé, pleuré à lire le parcours de ceux et celles qui étaient atteints plus gravement que moi, mesurant ma chance. Beaucoup sont partis depuis, mais laissent un sillage lumineux de leur passage. Ils sont un exemple de courage, de dignité et de respect pour tous ceux qui passent sur ce forum. Je tenais à leur rendre un émouvant hommage ici pour ne jamais les oublier.                           

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Par lesailesfracassees
Le 22 juillet, 2008
A 13:38
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Breizh

Changement de décor, nous prenons nos marques doucement, les greffiers passent leur journée dehors, ne rentrant que lorsque l’estomac crie famine, le corps alangui au soleil. Ce soir un rouge gorge sur une branche de lilas lançait un cri d’alarme à ses congénères sous les yeux du chat indifférent. Le temps s’étire lentement et les salines scintillent sous les rayons solaires, une mouette plane et tourne au dessus des eaux, son ventre blanc se détachant sur le bleu du ciel.

Les origines de la station balnéaire se perdent dans la nuit des temps, les restes d’un habitat abrité par une falaise attestent de la présence de l’homme au paléolithique, la période néolithique laisse une richesse considérable avec les monuments mégalithiques témoignage d’un peuple en pleine prospérité avec une forte organisation sociale. Hélas, depuis la politique culturelle consiste à rendre l’accès payant aux sites classés monuments historiques. Quelle haute idée du patrimoine ont ces hauts fonctionnaires qui sans bouger de leurs bureaux parisiens se permettent de prendre des décisions qui vont à l’encontre de la protection de ces sites majestueux. Combien de générations se sont succédées ici depuis, l’homme paraît bien petit et vaniteux face à ces mystères. Il faut dire que ces gros blocs de pierre érigés vers le ciel provoquent bien des rêves et fantasmes, le monde entier vient ici contempler ces pierres surgies du passé, mais la cité tient à garder inviolée l’énigme de ses pierres, leur rigidité statique garde jalousement le secret, des études poussées et une littérature abondante tentent de soulever le voile de leur mystère,  j’attends toujours avec impatience la fin de l’été  lorsque le flux des touristes se raréfie, pour me ré-approprier ce paysage familier, lorsque le vent court sur la lande, comme pour me susurrer à l’oreille toutes les légendes racontées à la veillée. Je me sens bien ici comme si à travers les âges je revenais à mon point de départ.

Tu as dormi pratiquement deux jours d’affilé après notre arrivée, j’ai essayé de te secouer de ta léthargie, mais j’ai préféré te laisser dans ta chambre pour ne pas avoir des gestes d’agacement envers toi, après tout, qu’y avait-il d’urgent à décider, je préférais te voir te lever avec le sourire plutôt que d’avoir la soupe à la grimace. Hier matin, je comptais sur toi pour aller acheter des copeaux de bois pour étaler sur les plate-bandes évitant ainsi aux mauvaises herbes de repousser, devant tes grognements, j’ai pris la voiture pour aller au centre commercial le plus proche. A mon retour, tu m’attendais, souriant, interrogatif à mon départ précipité. Depuis ton énergie s’est déculpée, tu t’es même inscrit au club de tennis pour jouer une heure par jour. Tu as voulu que je t’accompagne, le début a été difficile, toutes les balles s’échouaient dans le filet, ton partenaire a eu une patience d’ange, et toi tu riais, sautillait pour te donner du courage et à la fin de l’heure, tes gestes étaient redevenus plus sûrs et tu prenais du plaisir à jouer. Chaque fois que tu marquais un point, tu te tournais vers moi en m’adressant un signe joyeux, tu vois que tu y arrives, ton partenaire t’a même demandé de rejouer demain à la même heure. Tu pourras dormir tranquille ce soir, les efforts physiques permettent à ton corps d’évacuer toute ces toxines qui t’empoisonnent depuis tant de mois.

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Par lesailesfracassees
Le 17 juillet, 2008
A 0:40
Commentaires : 9
 
 

Ménagerie

Visite chez le vétérinaire  pour les rappels de vaccination, monsieur le caniche qui devient cabotin n’a pas voulu descendre de voiture, son flair ne l’avait pas trompé, il était bien chez son ami le véto qui lui avait pourtant sauvé la vie, voici une dizaine d’ année après un début d’empoisonnement. J’ai failli me faire arracher la main en l’attrapant par son collier, un vrai pitbull, j’ai déposé l’amoureux de Nina dans la salle d’attente puis suis retournée à la voiture avec l’assistante pour extirper le récalcitrant de l’habitacle. La ménagerie après tout ce stress retourne avec soulagement à la maison. Ton rat que nous avons récupéré depuis tes hospitalisations se paralyse de l’arrière train, il fait bon ménage avec le chien et les chats, chacun respectant l’autre, il a passé de longs moments de solitude pendant que tu essayais de retrouver tes paradis artificiels, il pourrait nous en raconter sur le chaos de ta vie d’alors, à quoi bon, aujourd’hui ce témoin de tes jours va s’en aller doucement, donne lui encore un peu de ton amour, petite âme innocente qui est si proche de toi. Tu te souviens de ton rendez-vous à la banque où tu t’étais présenté avec ton rat sur l’épaule, la banquière avait failli faire une crise cardiaque…

Hier nous sommes allé rendre visite à la personne chez qui Nina vivait en transit en attendant une famille qui voudrait bien l’adopter, je voulais te faire connaître cette dame admirable qui voue sa vie à sa passion pour les chats. Treize chats dans un quatre pièces, chats heureux de vivre après avoir connu l’abandon ou la maltraitance, elle aimerait en placer quelques uns, ils sont tous adultes mais en général, les gens préfèrent adopter des bébés chats, plus attendrissants. Nous avons fondu devant Vanille, chatte ragdoll qui nous regardait avec ses grands yeux bleus tristes. Ah si je n’avais pas déjà deux chats……. je te verrais bien avec elle, dans ton nouvel appartement, il paraît qu’elle demande toujours des câlins et saute volontiers sur les genoux. Mais tu refuses de prendre en charge une petite âme, trop tôt peut être.

Nous partons demain, trop de monde aujourd’hui sur les routes, la plage, le soleil, les jeunes filles en fleurs…..  les amis, changer un peu d’atmosphère,  voilà qui sera,  bon pour toi.

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Par lesailesfracassees
Le 12 juillet, 2008
A 15:56
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Contrôle routier

Tu as voulu aller à un festival ce week-end avec tes « copains » malgré nos réticences, festivals qui fleurissent l’été et qui font déployer la maréchaussée sur les routes.

Au retour, le propriétaire de la voiture ayant trop bu,  t’a proposé de conduire, comme tu étais resté sobre, tu as pris le volant. Evidemment, tu t’es fait arrêté au premier tournant,  » vos papiers s’il vous plaît, veuillez souffler dans le ballon  » résultat négatif, puis le gendarme t’a demandé si tu prenais des stupéfiants et toi avec ton innocence personnifiée tu lui as répondu que  »oui » tu en prenais, de temps en temps (cf mon post sur le cannabis) ! Illico presto, il t’a fait descendre de la voiture  t’offrant une ballade dans le fourgon pour t’emmener à l’hôpital proche : prise de sang, analyse d’urine et consultation avec un médecin, laissant le copain sur le bord de la route avec sa voiture et ses verres dans le nez. 

Résultat, plus de permis de conduire en attendant le résultat des tests et convocation au commissariat pour récupérer le papier rose.

Comme le dit papa, tu n’as tué personne, pourtant, tu le sais, la nouvelle législation répressive contre la consommation de stupéfiants au volant se durcit, nous en avions parlé dernièrement lorsque les nouveaux tests salivaires ont été mis en place, nous étions d’accord sur le bien fondé de ce nouvel outil de dépistage. Combien de victimes devront nous déplorer à la suite d’accidents occasionnés par des chauffeurs ivres ou sous l’emprise de stupéfiants, il n’y aura jamais assez de contrôle, et si nous n’avons rien à nous reprocher, nous pouvons rouler tranquille.

Que cette expérience te serve enfin à réaliser que tu ne peux pas passer ta vie à enfreindre les lois, à croire  qu’un simple joint n’a aucune incidence sur ton comportement. Je te l’ai déjà dit et je le répète encore ici, arrête de te détruire la santé et comporte toi comme une personne raisonnable, et que cette histoire te serve de leçon, merci de nous rendre la vie un peu plus calme.

 

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Par lesailesfracassees
Le 10 juillet, 2008
A 20:26
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Calme

Le vrai bonheur est dans le calme et l’esprit du coeur (Charles Nodier)

Douceur de ces jours qui passent dans la joie d’être ensemble. Hier nous sommes allés choisir la cuisine que nous allons faire installer chez toi.  Papa voulait la même que la nôtre, bleue et blanche, il nous amuse, il aime tellement garder ses repères, il déteste le changement, ça le rassure et déjà il t’imaginait dans tes murs.  Après avoir fait le tour du magasin, rien n’accrochait le regard, le vendeur que nous connaissons bien nous a proposé de voir les couleurs exposées. Tu as flashé sur le vert anis, papa a poussé un cri, non surtout pas vert ! à côté du vert, le orange te faisait un clin d’oeil et tu l’as pointé du doigt, papa continuait à faire la grimace, c’est alors que le vendeur nous dit, c’est tout à fait tendance, nous en vendons de plus en plus. Trois contre un, tu avais gagné ! Les murs seront peints en vert anis, tu aimes les couleurs flashies, elles feront partie de ta psychothérapie. 

Tu commences à vider ton appartement et fais des allers retours à la déchetterie, le rangement par le vide, qui fait du bien à l’esprit, tu as même dormi chez toi deux soirs de suite, l’angoisse s’est envolée. T’occuper le tête pour éviter de te centrer sur toi-même, et recommencer à faire du sport, voilà une thérapie qui portera ses fruits inévitablement.

Nous avons parlé du blog tout à l’heure, tu aimerais que le psychiatre le lise, je doute fort que cet homme charmant ait le temps de venir ici, mais cela témoigne de ta confiance envers lui. Nous avons rendez-vous début septembre dans le centre de réinsertion où nous avons fait une demande de prise en charge au moment de ton hospitalisation, tu es tellement mieux aujourd’hui que nous nous posons des questions sur l’utilité de cette démarche. Nous prendrons peut être la décision après l’été avec tous les avis nécessaires.

 
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Par lesailesfracassees
Le 9 juillet, 2008
A 16:27
Commentaires : 3
 
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