les ailes fracassées

Bienvenue sur mon blog

 

Je vais bien, ne t’en fais pas

Si j’ai fait mienne cette affirmation depuis longtemps,  c’est surtout pour ne pas être obligée de parler de mes problèmes, ce blog est ton histoire, et nos vies se mêlent en ce moment dans la maladie, chacun nous nous battons pour remonter la pente, il ne faut pas voir ces épreuves de façon négative,  mais apprendre surtout la patience, pour l’instant, je ralentis le mouvement, contrainte et forcée, étonnée quand même de la violence de ce corps disloqué couvert de cicatrices, accepter la souffrance quand elle est le lot de tant d’humains est plus facile. Combien encore de nuits d’insomnie où cherchant désespérément le sommeil, j’ai trouvé dans la musique baroque une échappée qui m’emmenait vers des sphères mystérieuses où les résonances sont en parfaite harmonie avec mon âme, je m’imaginais, évanescente et légère, dansant sous les rayons de la lune, loin de ce corps trop lourd, libéré de la pesanteur de la terre.

Tu es là par ta présente douceur, inquiet de me voir dans cet état, tu en oublierais presque tes tourments, le temps reste suspendu, comme arrêté, mais ce temps est nécessaire pour que nous prenions conscience que la vie est une merveilleuse aventure, malgré les hauts et les bas.

Je retourne sous la couette, les chats aussi sont là, lovés au creux de moi pour insuffler leur positive énergie, leurs yeux mi-clos à l’affut de mes moindres mouvements, spectateurs de mes faiblesses mais plein d’amour . Comment pourrais-je encore me plaindre ?

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Par lesailesfracassees
Le 10 novembre, 2008
A 21:47
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Vive la médecine

Un petit bonjour à tous je viens de rentrer à la maison, un peu fatiguée, normal, puisque je ne suis pas partie dans un hôtel cinq étoiles dans les Caraïbes.

Je suis vraiment allée décontractée pour cette seconde prothèse, connaissant à peu près tout ce qui allait se passer, je voulais même participer jusqu’à la dernière minute avant l’endormissement, normalement l’anesthesiste nous fait compter jusqu’à dix, chiffre jamais atteint d’ailleurs, avec le masque à oxygène sur le visage, tous mes sens étaient en éveil pour capter tous les gestes de l’adduction, mais en quelques secondes, ce fut le trou noir ! pas d’effet de flottement, pas d’êtres invisibles venus à ma rencontre, rien, nada !

Le réveil fut à l’image de l’anesthésie,  les yeux ronds, parfaitement consciente, j’ai même cru qu’on m’avait injecté de la caféine dans les veines….. autour de moi les bip bip des moniteurs cardiaques et les pas feutrés des médecins et infirmières dans la salle de réveil s’occupaient aussi d’autres patients immobiles  dans leur plus profond sommeil.

Je vais reprendre mes marques petit à petit, je voulais rendre hommage par ce post à tous ceux qui travaillent dans les hôpitaux publics et qui se dévouent corps et âme à leurs patients, une envolée d’amour pour mon petit chéri qui se dépense aussi sans compter, je suis fière de lui. A  tous ceux qui n’ont pas choisi le profit par rapport au service public, la relève est bien assurée malgré les rumeurs. Je peux en parler en connaissance de cause, puisque j’ai connu conjointement le privé et le public dans mes différents parcours de soin.

Tu vas pouvoir  à nouveau permettre à tes talents de cuisinier de s’exprimer, tu n’y pensais même plus. Je me laisse un peu porter, même si je ne suis pas trop habituée, mais je crois que tout le monde y trouvera son compte.

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Par lesailesfracassees
Le 24 octobre, 2008
A 17:51
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Pouce

Me voilà, contrainte et forcée de faire une petite pause, je pars tout à l’heure pour l’hôpital, l’intervention pour la prothèse d’épaule est programmée demain. Après tous ces mois passés à te surveiller, te contrôler, t’aider à t’en sortir, te garder la tête hors de l’eau, je dois m’occuper de mon corps, de ce corps qui dit stop, ce corps qui n’en peux plus, mais qui voudrait bien continuer, comme avant. Je ne veux pas dire que c’est de ta faute, mais tout ce stress accumulé a fait que la soupape a sauté. Je prendrai alors mon mal en patience tout en sachant que d’autres interventions sont prévues, l’une après l’autre les articulations lâchent et c’est une chance que d’avoir la solution de remplacement, c’est-à-dire des prothèses qui chaque année s’améliorent, transformée en cobaye je fais avancer la médecine, alors je positive !

 Quand le corps justement immobile avec seulement  pour ciel de lit mon esprit qui prendra son envol bien loin au dessus de l’horizon, derrière mes paupières closes les mots et les images jailliront comme une cascade pour s’imprimer sur un tableau noir, des mots qui claqueront comme des drapeaux et m’emporteront loin de ces douleurs physiques qui seront inévitables. Alors lorsque le matin blafard s’effacera devant la lumière, le tableau reprendra sa forme première et l’angoisse de la page vide viendra, comme le musicien et le poéte qui ne trouvent plus l’inspiration. Mais je continuerai à écrire pour toi, pour nous inlassablement.

Avant de vous laisser, je voulais remercier celles et ceux qui de par leurs commentaires, leurs courriers, leurs coups de téléphone m’encouragent, me soutiennent et nous apportent leur soutien sans faille, merci infiniment, vos mots, vos gestes sont gravés à jamais dans mon coeur. Chaleureusement à tous.

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Par lesailesfracassees
Le 19 octobre, 2008
A 13:53
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Pertes

Encore un portable de perdu, tu n’es pas capable de te souvenir de l’endroit où tu as pu le poser la dernière fois, le dernier appel que tu as passé remonte à la semaine dernière chez ton frère juste avant que nous reprenions la route pour rentrer à la maison.

Une semaine à te torturer les méninges pour le retrouver, encore un de perdu qui s’ajoute à d’autres objets égarés, volés, échangés, temps perdu à chercher, à s’égarer et se perdre. Jusqu’à présent, on réparait, on rachetait, on remplaçait, et pendant que tu perds l’envie de te lever, de travailler, de te laver, nous nous perdons patience,  et l’espoir de te voir aller mieux. Que d’énergie perdue, la tienne, la nôtre, perdu aussi dans tes mensonges, perdus aussi ton frère et ta soeur que nous délaissons faute de temps, car tout tourne autour de toi, alors avant que nous ne perdions pied,  que nous perdions notre vie pour sauver la tienne, regarde un peu ce que tu fais de ta vie, ton fardeau est sans doute trop lourd à porter, mais que pouvons nous faire pour le délester ?

Le psychiatre que tu as consulté hier t’a dit qu’il n’avait pas de solution à te proposer, parce que la solution elle viendra de toi. Tu es le seul maître de ta vie.

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Par lesailesfracassees
Le 17 octobre, 2008
A 22:24
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Psychothérapie familiale

Nous sommes allés chez ton frère lui apporter des affaires encombrantes qu’il ne peut ramener lorsqu’il reprend le train pour rentrer chez lui. Cette journée que tu m’as fait vivre avant de prendre la route, j’ai cru que j’allais exploser. La veille je t’avais prévenu que nous partirions à une heure donnée pour éviter les encombrements sur le périphérique à notre arrivée et pour ne pas trop stresser, et bien j’ai été servie. L’heure de midi approchait, tu n’étais pas encore levé, évidemment je t’ai bousculé pour que tu te dépêches, tu t’étais rendormi la cigarette éteinte à la bouche alors que je t’ai demandé cent fois de ne pas fumer dans la chambre et encore moins lorsque tu es couché ! Evidemment à l’heure du midi beaucoup d’administrations sont fermées et il a fallu attendre le début de l’après-midi pour que tu ailles résoudre un de tes problèmes, et comme prévu tu y a passé plus d’une heure. Ne parlons pas d’une partie des affaires que j’ai dû installer dans la voiture sans ton aide pour gagner du temps et on imaginera l’état d’esprit dans lequel nous avons pris la route, ma tension artérielle a dû franchir les limites du supportable. Entre temps, ton frère téléphonait affolé pour savoir où nous en étions. Nous sommes arrivés sur Paris à la nuit tombée et dans les encombrements prévus. Tu as voulu conduire à un moment, mais à la vue de ton menton retombant fréquemment sur ta poitrine, il eut été criminel de te laisser le volant.

Tout est dorénavant centré sur ta personne, tu nous phagocytes un à un et déjà le démantèlement de cette si belle unité fratenelle est palpable. La patience  de ton frère a des limites, ma tristesse à l’entendre me dire que si tu ne fais pas plus d’efforts pour t’en sortir seul, il rompra les ponts entre vous. Jusqu’où pourra-t-il aller pour que se produise cet électrochoc qui te fera comprendre que tu ne peux continuer dans cette voie. Lorsque ton frère et ta soeur, à bout d’arguments et de patience ne voudront même plus entendre parler de tes problèmes, il ne restera que nous, mais dans quel état serons nous. Cette colère qu’exprime ton frère justement c’est par rapport à nous, il veut que nous nous préservions et comme nous il n’en voit pas la fin. Mais tu n’en finis pas de nier l’évidence, nous tournons en rond et tu nous entraînes encore et toujours dans un puits sans fond.

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Par lesailesfracassees
Le 12 octobre, 2008
A 17:34
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changement de décor

Les clés de l’appartement ont été rendues, nous avons fait le tour avec le propriétaire pour l’état des lieux, une entreprise est venue nettoyer, tu m’avais promis de débarrasser le plus gros, tu promets et ne fais rien, il restait même de la vaisselle dans l’évier alors que nous devions rendre les clés l’après-midi, je t’avais pourtant prévenu la veille que j’avais rendez-vous avec la personne qui devait tout mettre en ordre, mais tu dormais lorsque je suis partie, je t’ai laissé à tes rêves inaccessibles, ta panique alors d’avoir encore failli, mon découragement à te voir t’enfoncer dans cette inaction qui nous dévore et les jours passent, les mois défilent et nous avons l’impression de faire du sur place.

J’ai téléphoné aujourd’hui au psychologue qui te suit, nous avons les mêmes questionnements, à savoir que tu n’es pas prêt à renoncer à ces paradis artificiels, ton corps peut être en réclame, tu ne sais pas aussi que cette dépendance est une force destructrice qui brise aussi ceux qui t’entourent, tu sais, ceux qui t’aiment souffrent autant que toi qui es dépendant, avec ce sentiment d’impuissance qui nous accable,  le désespoir s’installe.

Au départ, les drogues ont semblé régler ton  problème de mal être, et tu as été pris au piège, le problème du départ s’est estompé et a fait place à la nécessité de te procurer ces produits à tout prix jusqu’à perdre le contrôle de toi même et faire éclater ton intégrité.  Alors nous avons vu arriver, les sautes d’humeur, les mensonges, les non dits,  nous t’avons vu changer physiquement et mentalement, impuissants.

Les travaux ne sont pas finis, si bien que tu restes encore à la maison, papa est heureux de t’imaginer bientôt dans ce cocon douillet qu’il t’a amoureusement préparé, tu me demandais dernièrement si j’allais être triste de te voir réintégrer ton chez toi, tu ne pars pas très loin à quelques centaines de mètres de chez nous, si ce changement pouvait te rendre la joie de vivre, retrouver le petit garçon farceur et  joyeux, ce sera une grande victoire pour toi.

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Par lesailesfracassees
Le 8 octobre, 2008
A 21:03
Commentaires : 4
 
 

Doutes

Ecrire ou me taire quelle différence pour toi puisque tu sembles ne pas tenir compte de ce que nous ressentons. Tu agis instinctivement comme un animal, dans l’assouvissement de tes plaisirs immédiats, sans te soucier des conséquences, alors nous sommes là, spectateurs de ta vie, mais quelle vie, si c’est pour te voir immerger au milieu de la journée en léthargie permanente ou t’entendre  te lever en pleine nuit cherchant  désespérement le sommeil. Comment veux-tu te reconstruire et mener une vie normale, avoir des projets ; tu parlais  cet été d’aller travailler à New-York dans un grand restaurant, c’est sûr que les recruteurs n’attendent que toi à l’aéroport avec un panneau sur lequel est écrit ton nom !! pourquoi pas sur la Lune pendant que tu y es, alors  que certains jours tu as même perdu l’envie de te lever, de te laver, de t’habiller, la drogue fait chavirer celui qui consomme et c’est toute la famille qui est entraînée dans le naufrage.

Je sais que tu ne fumes que des joints maintenant, rien que de voir ton regard creusé et brillant tu ne peux pas nous mentir et dans ta tête c’est comme un champ de bataille, vidé de ton énergie, tu dois tout réapprendre, mais la vie te fait peur et l’angoisse ressurgit. L’autre soir tu tremblais et frissonnais alors que dehors l’air était doux, tu avais déjà ressenti cet état de manque, mais tu ne voulais pas te l’avouer, et puis après la prise de Subutex tu t’es senti mieux. Ne cherche pas à aller trop vite, tu crois que tu peux d’un coup de baguette magique effacer tout ce qui s’est passé, je sais que tu fais des efforts, tu trouveras sans doute le salut dans le travail, tu te sentiras valorisé et tu reprendras confiance, tu sais que ta route est longue, mais ce n’est pas mon rôle d’ôter les pierres qui jonchent ton chemin. Alors ce sera pour nous le lâcher prise, nous pourrons ouvrir nos bras pour te laisser t’échapper.

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Par lesailesfracassees
Le 3 octobre, 2008
A 15:57
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Larmes

J’ai préféré ne pas écrire tout de suite, les yeux brûlants de larmes trop versées, comme je déteste ton regard que je reconnais entre mille, tes yeux  d’un éclat si particulier et cette logorrhée qui jaillit dans un flot ininterrompu, mes mains crispées sur le volant pour ne pas te répondre et tu insistais sur le pourquoi de mon mutisme.

Je venais de te laisser pour que tu commences à faire tes cartons en vue de ton déménagement prochain, cette excitation au téléphone lorsque tu m’as demandé de te rejoindre pour aller choisir la couleur du sol de ta cuisine, j’avais déjà compris au son de ta voix.

Le retour à la maison ou excédée je t’ai lancé « tu t’es encore shooté », la violence de tes mots d’alors pour m’expliquer que tu avais seulement tiré quelques bouffées d’un joint, mes reproches qui ont suivi qui ont déclenché ta rage, tu voulais partir, nous rendre les clés de la voiture, de ton appartement criant que tu allais retrouver des personnes plus accueillantes que nous. J’ai barré la porte avec mon corps pour t’empêcher de partir, l’idée de te savoir quelque part dans la nuit m’est insupportable, tu effaces d’un coup tous ces mois où nous avons ensemble essayé de te sortir de ta vie d’alors, englué que tu étais dans ce marigot infect où la drogue t’avait précipité, je mesure aujourd’hui la fragilité de ton esprit.

Je te  rappelle encore ici qu’une étude comparative montre que les dommages physiques liés à une consommation de cannabis sont supérieurs à ceux causés par la cocaïne, le plaisir immédiat, vecteur de dépendance est supérieur à celui obtenu par l’ecstasy, la dépendance psychologique est supérieure à celle induite par l’ecstasy ou le Lsd ! Mais bien entendu, tu sais toujours mieux que les personnes sensées travailler sur ces recherches. Tu nies tout en bloc, ta mauvaise foi nous navre.

Tu nous balades au fil de l’eau, tu souffles le chaud et le froid au gré de tes humeurs, à nous  de composer la partition, même si la musique ne semble pas si mélodieuse, nous avons tant  besoin de calme dans nos coeurs, ce tumulte nous fatigue, tu es comme ce petit garçon qui ne supporte pas les contrariétés,  combien faudra- t-il encore de frustration et de culpabilisation entre toi et nous, tu peux bien comprendre que notre patience est mise à mal parfois.

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Par lesailesfracassees
Le 21 septembre, 2008
A 0:38
Commentaires : 8
 
 

Joyeux anniversaire

Quelle émotion ce dimanche éclaboussé de joie où tu es venu au monde. Bien avant pourtant par ces fils invisibles qui nous reliaient, nous nous connaissions déjà, enfant d’une autre vie  que nous retrouvions, tu avais quitté ton royaume de paix pour le tumulte des hommes.

La nervosité qui s’empara de ton père ce matin là, pensant que j’allais accoucher dans la minute où les contractions se faisaient plus intenses, sa demande presque implorante de lui laisser le temps de prendre un café avant de m’emmener, ma confiance alors dans la suite de cette grossesse et surtout l’impatience de te voir enfin et te serrer dans mes bras.

Souvenirs doux de ces heures précieuses où nous étions seuls au monde, mélange de solitude et d’harmonie mêlant ton petit corps chaud à ma peau afin de prolonger l’osmose, tes cheveux comme un duvet soyeux où je posais mes lèvres et ton regard cherchant le mien reflétait toute la connaissance du monde. Cette fusion entre la mère et l’enfant sera comme une chaîne qui ne se brisera jamais.

Que de rêves écrit en ton nom depuis ce jour là sur la trame du temps. Que de rires joyeux envolés dans des farandoles enfantines, n’oublie jamais ce temps de l’enfance qui façonne un homme, c’est ce qui fait ta force.

Les années ont passé, tu es le spectateur lassé par ta propre vie, tu restes assis à la même place, d’autres voies te restent à découvrir, tu es libre de cette liberté où tout est possible, tu sais que lorsque les êtres s’aiment, ils portent en eux un lien inaltérable, je te l’ai déjà dit, et le répéterai à l’infini, je t’aime pour toujours.

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Par lesailesfracassees
Le 16 septembre, 2008
A 1:43
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Rencontres

La maison est fermée, c’est toujours un pincement au coeur à chaque fin de l’été, le jour du départ, le soleil insolent nous inondait de sa lumière après tous ces jours pluvieux qui occultaient l’azur. Les chats n’étaient pas plus heureux que nous, leurs regards implorants nous en disait long sur leur frustration. 

L’année dernière, nous emmenions dans nos bagages une jeune belge arrivée en stop avec ses deux chats,  je l’avais rencontrée au distributeur à la banque, sa carte bloquée ne pouvait lui délivrer aucune monnaie et elle se lamentait sur son sort, ne pouvant ni payer le camping, ni faire de courses pour les jours à venir. Je lui ai demandé si je pouvais l’aider et lui ai donné rendez-vous à la maison, un quart d’heure plus tard elle me rejoignait. Elle essaya de passer quelques coups de téléphone à sa famille en Belgique sans succès, je lui proposais d’aller chercher ses affaires au camping pour ne pas ajouter encore à sa dette et en attendant que sa situation se débloque venir planter sa tente dans le jardin.

Elle est restée dix jours jusqu’à notre départ, j’ai aimé cette jeune fille un peu paumée, elle avait ce regard limpide de ceux qui ne s’en laisse pas compter, tu étais si mal l’année dernière, tu dormais la plupart du temps, rien ne pouvait te sortir de ta léthargie, elle a été comme la princesse qui réveille le beau jeune homme au bois dormant ! elle a vraiment illuminé cette semaine passée en ta compagnie, tous les matins, elle échafaudait un plan pour la journée et vous partiez à bicyclette le long des routes visiter les environs, tu revenais le soir fourbu mais ton regard brillait d’un contentement que tu avais oublié dans tes heures les plus noires. Un matin, je vous ai accompagné au port d’ à côté, le jour n’était pas levé, elle avait réussi à vous faire emmener par un marin pêcheur, pour une journée en mer, la capitainerie n’était pas  encore ouverte et le marin avait démarré son bateau amusé à l’idée qu’il emmenait des passagers clandestins. Vous êtes revenus les bras chargés de daurade et le ciré maculé d’encre de seiche. 

Au retour nous l’avons laissé dans un camping désert à l’orée de la forêt de Brocéliande, avec ses deux chats, nous avions échangé nos adresses et nos numéros de téléphone, elle a promis de donner de ses nouvelles, nous avons essayé de la joindre par mails et par téléphone depuis, nous n’avons jamais eu de réponse. Elle est repartie vers sa vie d’avant, nous avons partagé de jolis moments avec elle, je lui souhaite tout le bonheur du monde, son souvenir reste à jamais dans un coin de nos coeurs.

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Par lesailesfracassees
Le 10 septembre, 2008
A 22:40
Commentaires : 5
 
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