les ailes fracassées

Bienvenue sur mon blog

 

Observation

Je profite de ma période de contemplation pour réfléchir à tout ce qui s’est passé depuis mon dernier post, je suis passée de la colère à la résignation,  j’ai cherché du réconfort auprès des instances spécialisées, l’un de tes psychiatres me répond que ton avenir est incertain tant que tu continueras à consommer des drogues de façon épisodique en plus de ton traitement, j’ai aussi joint un soir « drogues info-service » pour raconter ton histoire, savoir s’il n’existait pas un centre où t’envoyer pour te soustraire à ton environnement nocif, la réponse a été la même, si tu ne décides pas toi-même de rompre avec ces addictions qui te tuent et nous tuent à petit feu, tu n’avanceras pas d’un pouce, pour l’instant, nous sommes tous là à te regarder végéter. Quelle tristesse ! Tu peux comprendre maintenant que nous devons penser à nous pour nous éviter de sombrer avec toi.

Une petite lumière en moi vacille mais ne s’éteint pas,  je puise de toute mes forces dans cette énergie qui m’entoure faite de petits moments  de joie,  lumineux malgré tout, comment te guider dans ce chemin rocailleux si tu traînes des pieds, nous sommes si nombreux à te tendre la main, regarde autour de toi, tu n’es pas seul, comment te faire comprendre que la vie que tu mènes n’est pas une vie, ne te réfugie pas dans la maladie, nous ne pouvons pas nous mettre à ta place même si nous comprenons ta souffrance.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 26 mai, 2009
A 23:26
Commentaires : 7
 
 

Un an

Un an d’espoir, de doute, de lutte, de renoncement, de rêves enfuis puis retrouvés, sans te lâcher du regard afin de scruter le moindre changement dans ton attitude ; un an d’oubli de soi pour essayer de te sortir de ce gouffre où tu es tombé. La maladie, les addictions à ces substances qui de jour en jour te prennent en otage,  ton combat pour apprivoiser ta maladie,  fait resurgir les problèmes plus profonds qui se cachent derrière, et nous essayons de comprendre ensemble encore et encore !

Avec le nouveau découpage par zône d’habitation tu as été hospitalisé dans un autre service, plus spacieux, la salle à manger ouverte sur un patio où poussent différentes plantes, donne au confinement un semblant de liberté, c’est là où je te retrouve lors des visites, beaucoup de femmes d’un âge incertain déambulent autour des tables, une patiente chante des airs d’opéra dès son réveil, et se prend pour la Callas ! tu sais que tu ne resteras pas longtemps et tu  regardes ce monde d’un oeil amusé, tu essayes de reconstituer le puzzle, mais il manque encore des pièces.

Tu nous as avoué que ce soir là tu as mélangé ton traitement avec de la kétamine que tu avais achetée dans la rue, mélange détonnant qui a failli te rendre tes ailes, mais pour un envol tragique. Nous nous en doutions, nous avions déjà appelé les pompiers la semaine précédente pour tes propos hallucinants que tu tenais dans la chambre de ton frère, tu avais voulu aller te reposer et tu étais tombé entre le lit et le chevet, te fracturant la main, tu disais que tu étais devenu somnambule ! Le psychiatre aux urgences voulait te ré-hospitaliser, mais devant ton discours clair quelques heures après, il t’a autorisé à revenir à la maison, sous notre surveillance,  les services d’urgence étant débordés, il n’y a pas eu de recherche de toxiques dans le sang, si nous avions sû !

Un nouveau médecin psychiatre s’occupe désormais de toi, tu as l’air d’apprécier les échanges avec elle, tu vas chercher tes médicaments deux fois par semaine et une infirmière te remet un pilulier afin  que tu n’aies pas un stock conséquent chez toi pour éviter les surdosages.  

Tu rentres désormais chez toi tous les soirs après dîner. Je te regarde partir par la fenêtre, le chien sur les talons qui trottine joyeusement,  ses yeux levés vers toi pour une dernière balade, et je me pose la question, qui des deux va garder l’autre ?  

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 8 mai, 2009
A 0:48
Commentaires : 2
 
 

Retour aux sources

Nous sommes partis quelques jours, là où le ciel rejoint la mer et se pose en miroir sur l’océan avec des teintes nacrées, comme aux portes du monde où le regard se perd dans le lointain, ce paysage que j’aime, que j’ai précieusement gardé en moi comme des pierres précieuses dans un écrin. J’ai couru vers la dune, pressée de gravir son sommet pour me précipiter vers la plage qui me tendait les bras, paysage connu et tant aimé où nous passions nos après-midi d’été avec ton petit frère ; au fil du temps les jeux de glisse avaient remplacé les jeux de sable, je pensais à ce moment que ce bonheur là durerait toujours, avec les rires emportés par le vent d’été qui emmêlait nos cheveux éclaircis par le soleil. Ces instants magiques inscrits dans nos souvenirs, écrits aussi sur l’ardoise du temps,  me revenaient à la mémoire, douceur de ces saisons chaudes où tout semblait possible et où l’avenir apparaissait sans nuage, comment imaginer alors que mes enfants allaient me faire pleurer ! 

Je me suis assise, dos à la dune pour contempler l’océan, l’air était frais et l’heure tardive avait chassé les derniers promeneurs, seul un cavalier au loin longeait la plage sous les sabots nonchalants de son cheval, les vagues ondulaient et s’imprégnaient des transparences du soleil couchant, sous les nuages pareils à des rubans soyeux, comme un sentiment d’éternité qui échappe au temps, loin de toutes pensées parasites qui encombraient mon esprit.

C’est toi qui nous a demandé de partir sachant que nous serions moins anxieux à te savoir en sécurité à l’hôpital. Ton bras a été suturé de même que les tendons et nerfs sectionnés, tu ne perdras pas la sensibilité de tes doigts, il en a fallu de peu pour que tu ne retrouves plus une mobilité parfaite de ta main, mais tu pourras rejouer de la guitare et du piano lorsque la cicatrisation sera complète, tu l’as encore échappé belle. Dans ta chute, la vitre de la porte t’avait aussi provoqué une perte de substance sur un doigt de la main droite, une couverture antibiotique a été nécessaire car la plaie s’était infectée.

Nous avons retrouvé ce soir là une ordonnance de Benzodiazépines prescrite par ton nouveau médecin traitant, Papa lui avait pourtant téléphoné quelques jours avant pour le mettre en garde contre ton addiction justement à ces produits. Comment est-ce possible ? Tu sais si bien mentir pour arriver à tes fins. Il nous faudra un peu de temps pour que ces images s’effacent peu à peu de notre mémoire.  

 

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 27 avril, 2009
A 2:11
Commentaires : 11
 
 

Plus jamais ça

Je ne dors pas, je ne sais pas si je vais réussir à raconter la soirée de cauchemar que nous venons de passer. Nous rentrons de chez toi où nous sommes arrivés précipitamment à l’heure du dîner. Nous avions pourtant passé l’après-midi ensemble à faire des courses, comme souvent depuis ta sortie de l’hôpital, je t’ai déposé en fin d’après midi devant le cabinet de ton médecin traitant, juste derrière chez nous et tu m’as souhaité une bonne soirée car tu préférais dîner chez toi pour te coucher plus tôt. Je ne me suis pas méfiée !

Tu m’as téléphoné trois fois, en racontant n’importe quoi, impossible de te poser des questions et avoir une réponse claire, les mots qui sortaient de ta bouche ressemblaient plus à un gargouillis qu’à un langage articulé, tu nous avais hélas déjà tant habitué à ce tableau dramatique, avec Papa nous avons décidé d’aller voir ce qu’il se passait chez toi. 

Tu n’as pas répondu à la sonnette, heureusement nous avions les clés et lorsque nous avons ouvert la porte, des traces de sang maculaient les murs et le parquet, des débris de verre jonchaient le sol,  et toi tu tournais comme un lion en cage le regard halluciné. Je me suis précipité vers toi, sur ton bras une profonde entaille béante d’où s’échappait encore le sang. Tu étais passé à travers la porte vitrée du salon.

Les pompiers sont arrivés avec le Samu, ils t’ont emmené aux urgences. Nous ne les avons pas suivi, tu étais à nouveau en sécurité. Il ne nous restait plus qu’à nettoyer derrière toi.

Tu seras opéré de ta plaie en début de matinée, tu n’étais pas à jeun pour pratiquer l’intervention tout de suite, mais l’urgence n’était pas vitale.

Nous sommes assommés, nous n’avons plus de mots. Après ton passage au bloc tu seras sûrement transféré à nouveau en psychiatrie. L’espoir s’amenuise au fur et à mesure que le temps passe.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 7 avril, 2009
A 3:52
Commentaires : 10
 
 

Silence

Quelque fois le silence semble plus éloquent que les mots, ou plus assourdissant lorsque les idées s’entrechoquent et ne laissent aucun répit avec tous ces sentiments contradictoires qui s’entremêlent. Nous étions tous les deux chacun de notre côté à faire le point sur ce qui s’était passé.

Impossible de parler de toi durant tous ces jours sans pleurer, les conseils de prendre du recul pour me préserver n’ont pu être appliqué, chaque nouveau jour je ne pensais qu’à te retrouver, comme pour rattraper ces heures sombres qui nous avaient séparés. Nous avons beaucoup parlé, tu t’es bien intégré dans le service après un début cahotique, compréhensible à la pensée de te retrouver enfermé, la patience était nécessaire et tu n’avais pas le choix. Toutes ces journées face à toi même auront été propices à la connaissance de ton propre soi où le subconscient s’organise pour te jeter après dans ta vie extérieure. Peut être ne te sens-tu pas assez fort pour garder ton équilibre face à ces évènements, je te comprends et nous sommes là avec l’équipe soignante pour t’aider. Tes amis, nos amis se sont ligués pour faire autour de toi une ronde protectrice, tu n’étais plus seul, l’énergie était palpable et la lueur de joie dans tes yeux était notre plus belle récompense.

Un matin, la douceur de l’aube ma projetée à la fenêtre, l’air m’a effleuré, les étoiles s’éteignaient une a une et la mélodie des oiseaux s’envolait comme pour célébrer le lever du jour, harmonie parfaite des  éléments où des bouffées de joie sont monté en moi, s’il faut tomber pour se relever et se relever pour retomber, n’est-ce pas là le lot des hommes, je serai toujours près de toi, mon coeur posé sur ton coeur.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 25 mars, 2009
A 0:50
Commentaires : 11
 
 

Toujours plus

Tu nous entraînes dans des profondeurs abyssales où nulle lumière ne fuse. Toutes les cellules de ton corps réclament ces drogues que tu as absorbées, englouties, aspirées et qui te font hurler de détresse. Tu en veux à la terre entière, le psychiatre a claqué la porte de ta chambre, tu étais trop énervé pour continuer le dialogue et tu te noies dans ton délire paranoïaque !

C’est sur moi que tu as passé tes nerfs alors que je te téléphonais, surprise par le ton et la véhémence de tes propos, je suis restée sans voix. Le sol s’écroulait sous mes pieds. Impossible de te faire entendre raison, tu cherchais encore un bouc émissaire et tu as trouvé plus facile de t’en prendre à nous. J’ai raccroché, ce n’était pas la peine de prolonger cette conversation. J’ai réussi à joindre ta soeur pour lui expliquer l’évolution de la situation et me voyant bouleversée, elle t’a téléphoné aussitôt, tu sais bien qu’avec elle le chantage ne marche pas et tu tiens trop à elle pour te la mettre à dos !

Je t’ai dit que je voulais prendre du recul, j’ai passé deux jours à pleurer, pendant que toi  tu continuais à ruminer. Tu étais furieux car le personnel soignant te trouvant un peu plus somnolent que d’habitude, ont analysé tes urines qui étaient positives aux benzodiazépines. Après enquête, il s’avère qu’un patient à la cafétéria t’en aurait proposé une plaquette et tu l’as ramenée dans ta chambre.

Le psychiatre essaye de te désintoxiquer, mais tu contestes sa façon de faire, tu as avoué que le traitement que l’on te donnait atterrissait dans les plantes vertes, tu avais décidé qu’un seul te réussissait, c’était celui que tu avais dans tes poches ! Comment continuer à te faire confiance !

Je reprendrai mes recherches sur la bi-polarité et les drogues,  nous ne sommes pourtant pas les seuls à nous débattre pour te sortir de cet enfer, mais ta coopération est plus que nécessaire, est-ce une question de volonté ?

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 13 mars, 2009
A 18:26
Commentaires : 2
 
 

Carapace

Je me referme dans ma coquille, protégée des évènements extérieurs, plus ceux-ci viennent me frapper plus je résiste, en vain pourtant, je le croyais !

La semaine dernière le psychiatre du service a voulu nous voir, sans toi, nous interroger sur ces huit mois qui ont séparé tes deux séjours à l’hôpital. Tu avais omis (sciemment sans doute) de lui raconter tes ennuis judiciaires. Lorsque je suis venue te chercher le lendemain pour t’emmener chercher des affaires chez toi et  te montrer comment j’avais arrangé ton appartement, tu es rentré dans une rage folle, sur l’instant, devant l’infirmière du service qui assistait à ta joute verbale j’ai failli rebrousser chemin sans toi, mais j’étais tellement heureuse à l’idée de cette petite escapade, tu m’as suivi jusqu’à la voiture.

Cette violence dans tes paroles qui me frappait comme des gifles, me glaçait le sang, une tristesse infinie descendait en moi, je restais sonnée, comme un boxeur sur le ring qui prenait des coups sans réaction. J’ai essayé de t’expliquer que nous n’étions pas contre toi, mais avec toi, mais tout ce que je pouvais dire ne pouvait qu’envenimer ta paranoïa.

Je t’ai raccompagné à l’hôpital, tu étais loin d’être calmé, je suis alors reparti les larmes aux yeux. Je suis restée deux jours sans venir te voir, puis tu m’as demandé pardon, mais la douleur était là, sourde, bien cachée au fond de mon coeur. Je ne reconnais plus mon enfant, est-ce le résultat de toutes ces drogues que tu as ingurgitées, je ne te comprends plus, je n’en peux vraiment plus, les mots n’ont plus de sens.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 11 mars, 2009
A 0:19
Commentaires : 2
 
 

Etat d’âme

Nous avons passé la semaine hébétés, choqués, abasourdis, désenfantés. Quarante huit heures au déchocage, où inconscient, il en a fallu de peu pour que tu ailles vers d’autres rivages, définitivement. Une fois les fonctions vitales rétablies, tu as été transféré à l’Hôpital Psychiatrique pour la quatrième fois, nous en avions parlé dernièrement lorsque constatant la stabilité de ta maladie,  nous avions compté que huit mois s’étaient écoulés depuis ta dernière hospitalisation, nous avions réussi à oublier la bi-polarité, mais elle était là, tapie, sournoise et est revenue comme un boomerang !

Tu essayes de reconstituer le puzzle de ces jours qui t’ont vu sombrer, tu nous questionnes, tu recherches dans ta mémoire déficiente les détails de ces heures qui t’ont vu plonger. Tu es comme un funambule sur son fil,  toujours en déséquilibre, mais cette fois-ci tu as franchi un degré de plus, un degré de trop, l’angoisse a été la plus forte.

Tu es dans le même service, le  décor n’a pas changé mais les acteurs sont différents, les patients sont mélangés sans distinction de sexe, d’âge ou de pathologie. C’est un crève-coeur de te voir là, mais un soulagement de te savoir en sécurité.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 4 mars, 2009
A 3:08
Commentaires : 4
 
 

Soins intensifs

Pourquoi ? que s’est-il passé dans ta tête ? Nous t’avons attendu hier soir tu avais prévenu que tu serais en retard pour le dîner, tu n’es pas rentré ! J’ai retrouvé tes clés accrochées à la porte à l’extérieur, as-tu eu peur de nous avouer que tu les avais perdues encore une fois ? nous avons déjà changé les serrures deux fois, les clés se volatilisaient comme dans les mains d’un magicien, ce ne sont pas les seuls objets que tu as déjà perdus ou égarés, si nous devions faire le compte, un magasin ne suffirait pas ! Mais là n’est pas la question.

Le psychologue du centre n’a pas voulu te laisser partir avec ta voiture hier soir et t’a demandé de lui laisser tes clés, tu sais que tu n’as pas le droit de conduire, ton permis t’a été retiré depuis quarante huit heures !

Tu es allé à ton rendez-vous cet après-midi, le psychologue voulait te revoir. Ta démarche titubante l’a alerté, il m’a téléphoné pour me dire qu’il appelait une ambulance pour te faire hospitaliser. Je pensais que tu allais être dirigé vers le Centre Hospitalier en Psychiatrie, mais lorsque j’ai voulu savoir dans quel service tu étais, pas de trace de toi, ni au bureau des entrées, ni en urgence psychiatrique, là j’ai paniqué, je t’ai imaginé déambulant dans les rues, hagard.  Tu avais été transféré au CHU, ton état se dégradait et tu es arrivé aux urgences inconscient !

La veille tu m’as téléphoné en pleine nuit après être rentré chez toi l’air hagard, me demandant pardon et me disant tu sais maman, je connais les doses que je ne dois pas dépasser, ces benzodiazéines que tu achètes dans la rue, dix fois plus cher que sur ordonnance, que recherches-tu ? Je ne voulais pas te laisser partir, mais tu as voulu rentrer chez toi, à trois cents mètres de chez nous. Je t’ai regardé par la fenêtre pour m’assurer que tu allais bien, au téléphone, ta voix était posée, j’étais un peu moins anxieuse.

Je sais que ce n’est même plus une question de volonté, quels signes avant coureurs auraient dû nous alerter ? la soudaineté de ta rechute nous a pris de court, nous sommes à nouveau dans l’impasse, désarmés.

Papa est de garde au Samu ce soir, les chambres de ton service sont juste à côté. Il est venu te voir plusieurs fois, mais tu n’as pas repris connaissance. Plus tard lorsque tu te réveilleras, tu n’auras aucun souvenir de ce qui s’est passé, les benzodiazépines ont une action amnésiante antérograde, dans ta tête ne restera que du vent !

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 20 février, 2009
A 23:58
Commentaires : 7
 
 

Amertume

Ce soir si je devais résumer la journée, je pourrais dire écoeurement, colère, dépit, tromperie, mensonges, provocation !

Qu’as-tu encore ingurgité, malgré tes négations, je connais tellement cette attitude, ce regard fuyant, cette posture du corps avachi, ton agressivité et ta mauvaise foi.

J’ai téléphoné au psychologue et tu as essayé de lui expliquer d’une voix pâteuse que tu allais merveilleusement bien. Je voulais un témoin auditif à ton état, que fallait-il faire ? te traîner encore aux urgences psychiatriques ? à quoi bon !

Papa est arrivé laissant un collègue le remplacer, le regard que nous avons échangé tous les deux excluait les mots, pas besoin d’expliquer, nous avions compris. Le menton replié sur le sternum tu étais parti vers d’autres rives inaccessibles pour nous, nous t’avons laissé sur le canapé du salon, même la sonnerie de ton téléphone portable n’a pu te tirer de ton sommeil comateux.

Le pire est que quatre heures après, tu niais toujours ! Tu es rentré chez toi ce soir, tu croyais encore être à hier, tu dis n’avoir pas dormi depuis 48 heures, mais ce n’est pas l’insomnie qui t’a mis dans un pareil état.

Ce matin à la préfecture ton permis de conduire t’a été retiré, tu ne sais pas pour combien de temps. Nous avons gardé les clés de ton véhicule, c’est plus prudent.

Tu pestes après nous, nous rendant responsables de tous tes malheurs. Tu dis que tu seras aussi bien dans la rue comme les sans domiciles fixes, libres, oui libre comme tu le dis si bien, chantage ……. ! tu ne supportes plus l’attention constante que nous exerçons sur toi, mais avons nous le choix ? la maladie peut elle excuser ton attitude ?  N’inverse pas les rôles !

 

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 19 février, 2009
A 2:02
Commentaires : 3
 
12345...10
 
 

Intervalle - formation - mo... |
Action contre le dopage |
Bien -être attitude |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Thérapeute multi référentiel
| DOUCEMENT LA MEMOIRE S'...
| pharmacieenligne