les ailes fracassées

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L’été en pente douce

Tu m’as dit, tu n’écris plus, je n’ai pas vu le temps passer, ton frère me disait à quoi bon ce blog, mais  la valse des mots  tournoyaient les nuits où les yeux grands ouverts tout me ramenait à toi, les beaux jours sont venus, tu avais projeté d’aller en Tchécoslovaquie, là où la jeunesse européenne se retrouve dans un grand rassemblement festif de musique, tu y étais allé deux ou trois fois, avec ta propre voiture, ou avec des amis avec qui vous partagiez les frais, tu revenais sans portable ou avec quelques vêtements perdus ou volés, rien de bien grave, puisque tu revenais toujours vivant. Mais cette année, les influences des médicaments et ton état psychologique ne te permettaient pas de t’assumer, surtout en sachant que ton ami  après le festival te laissait à Prague pendant qu’il continuait vers la Hongrie et la Slovaquie. Une amie commune à qui j’en avais parlé m’avait fait part de sa crainte de te savoir seul à l’étranger, sans moyen de transport, et surtout avec ton traitement que tu aurais pu égarer, sachant que tu devais le prendre à heure fixe et avoir une vie pas trop mouvementée, ce qui n’aurait pas été le cas, le voyage a été annulé, à notre grand soulagement.

Alors tu es venu avec nous, un peu à reculons, les jours gris de Juillet entamaient ton energie, tu passais  plus de temps à dormir rendant tes journées courtes, la nuit tes démons se réveillaient, alors pour remplir le vide qui était en toi, tu mangeais, tu te remplissais, la tête dans le frigidaire, insasiable. La peur  alors s’emparait de moi, je ne pouvais rien faire, la nuit l’angoisse est palpable, tout s’emplifie, je n’entrevoyais pas le bout de ton tunnel.

Et puis les amis sont passés, ta soeur, ton frère ont éclairés tes journées, tu étais beaucoup plus entreprenant, te conformais aux horaires de tous, les beaux jours aidant tu parlais de retravailler, les doigts te démangeaient, tu préparais les repas avec enthousiasme, mais je sentais bien cette  irritation à fleur de peau, il suffisait d’un mot de travers pour que au quart de tour tu sois agacé, impatient, je ne te reconnaissais plus.

Ta guitare comme pétrifiée dans son coin attendait, tu as bien essayé quelques accords, mais la récente réparation vasculo-nerveuse de ton bras a laissé quelques séquelles, il te faudra attendre pour que tout revienne à la normale, cet accident t’a vraiment permis de prendre conscience que ton comportement pouvait avoir de graves conséquences.

Nous avons pris de la distance depuis cet été, te laissant un peu plus d’autonomie, après cette année compliquée où nous avons vécu tous en autarcie, nos trajectoires s’écartent un peu pour qu’un semblant de liberté s’instaure entre nous, nous en avons besoin tous, tu le sais.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 7 octobre, 2009
A 22:50
Commentaires : 3
 

3 Commentaires

  1.  
    leschatsdumaquis
    leschatsdumaquis écrit:

    Ma Mie,

    « Les ailes fracassées » un petit peu se lissent en même temps que la roue tourne ; il est toujours plus aisé d’aller dans le sens des plumes ; les retourner est signe d’orage…

    Affectueusement et amicalement.

    Rose

  2.  
    Diane
    Diane écrit:

    Ah te relire, je me suis si souvent demandé comment tu allais, comment vous alliez tous.
    Je venais visiter le blog, mais il restait muet.

    Je te souhaite énormément de bonheur a venir. Et je continuerai de passer de temps en temps pour savoir comment toi tu es, ma virtuose de l’écriture.

    Diane.

  3.  
    emule
    emule écrit:

    suis contente de vous relire aussi

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