les ailes fracassées

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Observation

Je profite de ma période de contemplation pour réfléchir à tout ce qui s'est passé depuis mon dernier post, je suis passée de la colère à la résignation,  j'ai cherché du réconfort auprès des instances spécialisées, l'un de tes psychiatres me répond que ton avenir est incertain tant que tu continueras à consommer des drogues de façon épisodique en plus de ton traitement, j'ai aussi joint un soir “drogues info-service” pour raconter ton histoire, savoir s'il n'existait pas un centre où t'envoyer pour te soustraire à ton environnement nocif, la réponse a été la même, si tu ne décides pas toi-même de rompre avec ces addictions qui te tuent et nous tuent à petit feu, tu n'avanceras pas d'un pouce, pour l'instant, nous sommes tous là à te regarder végéter. Quelle tristesse ! Tu peux comprendre maintenant que nous devons penser à nous pour nous éviter de sombrer avec toi.

Une petite lumière en moi vacille mais ne s'éteint pas,  je puise de toute mes forces dans cette énergie qui m'entoure faite de petits moments  de joie,  lumineux malgré tout, comment te guider dans ce chemin rocailleux si tu traînes des pieds, nous sommes si nombreux à te tendre la main, regarde autour de toi, tu n'es pas seul, comment te faire comprendre que la vie que tu mènes n'est pas une vie, ne te réfugie pas dans la maladie, nous ne pouvons pas nous mettre à ta place même si nous comprenons ta souffrance.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 26 mai, 2009
A 23:26
Commentaires :
 
 
 

7 Commentaires

 
Diane
Diane écrit:

C’est exactement ça, vous ne pouvez vous mettre a SA place et lutter a SA place.
Vous devez penser a vous, vous faire une vie a vous; ce qui ne veut pas dire de l’oublier lui, mais cesser de tant vous épuiser a vous battre pour quelqu’un qui n’est pas rendu au fond du baril suffisamment pour désirer d’en sortir.

Mes paroles sont très très dures je le sais, mais vous vous épuisez, vous maganez votre santé a force de vouloir a sa place et ça ne donne rien.

Bon courage mais bon diou pensez aussi a vous et a votre bonheur, pensez a vous accorder des tonnes et des tonnes de douceurs, de plaisirs, PENSEZ A VOUS…

Je sais, la peur nous tenaille dans ce temps là, parce qu’on se demande si on a tout tout tout fait…mais oui vous avez tout fait, et plus encore. On se demande “et s’il arrivait quelque chose?” et juste cette pensée suffit a nous bloquer tous les horizons.
Et s’il arrivait quelque chose ça serait sa responsabilité et non la vôtre. Tant qu’il ne peut pas se prendre en mains, que pouvez vous faire de plus?

PENSEZ A VOUS… gens si aimants que vous êtes.

 
 
lesailesfracassees
lesailesfracassees écrit:

Voilà Dianou, en plein dans le mile, tu as tout résumé. Merci pour ce message.

 
 
Marie-jo
Marie-jo écrit:

Ma petite Christine, Diane a raison, mais les bons moments que vous pourriez prendre avec Yves, auront toujours Julien en fond d’écran, avec la peur de le voir sombrer encore plus car tu n’es pas une personne qui abandonne même dans les pires moments. Malheureusement, et il faut aussi l’évoquer comme l’a évoqué Diane, s’il arrivait quelque chose, c’est vrai que le seul responsable serait Julien. Pour toi se serait une autre douleur très dure à supporter mais avec le sentiment de ne plus voir souffrir ton enfant.
Je vous embrasse tous les deux, non tous les trois car j’aime beaucoup Julien, un gars qui te ressemble par sa gentillesse.

 
 
assistantesociale
assistantesociale écrit:

Je viens de laisser un long commentaire et mon pc a planté…ggrrr!
En bref je disais que tu fais absolument tout ce qui est en ton pouvoir : attentive, aimante, disponible, tu te renseignes, tu te remets en question. Que faire de plus? Peut être qu’un groupe de paroles de parents pourrait t’aider? As tu essayé?
En tout cas, merci pour ton message d’encouragement et de continuer de me lire ;-)
J’apprécie toujours autant ton style d’écriture, qui nous permet de partager tant d’émotions et de prendre conscience que cela n’arrive pas qu’aux autres…
J’espère qu’un jour nous aurons l’occasionj de boire une coupe ensemble!
Bises,

Val

 
 
consensus
consensus écrit:

Cela faisait un moment que je ne t’avais visité, en plein dans des tests absurdes pour un travail.
Il faudrait comprendre ce qui se cache réellement derrière les apparences. Et ce travail entre des enfants et les parents est pratiquement impossible. Trop d’imbrications et de mélanges confondent nos attachements affectifs.
Mes parents n’ont jamais « reconnu » mon être intérieur malgré leur immense amour.
L’être intérieur de ton fils est certainement en train de provoquer cette situation. C’est une tentative d’initiation à l’envers. Nos médicaments et notre rationalité médicale ne font qu’alimenter le feu.
Les raisonnements communs sont souvent faux, la moralité et notre idée de ce qui est bien ou mal à faire sont également des fausses pistes.
Il se peut que l’attention ne soit pas à exercer sur ton fils mais sur toi et ton mari. Il se peut que la « maladie » de ton fils ne soit que la conséquence d’un écho qui vienne d’ailleurs.
Vous réussirez peut être à déclancher un changement en mettant radicalement en question quelque chose que j’ignore mais qui est sans doute dans ton couple.
Et en lisant tous les commentaires de tes amis, je sens un malaise.
Parce que je t’aime sans te connaître, je cherche à faire marcher mon intuition. Car ce qui compte c’est de tous vous sauver d’un mal que les « bon conseils » et les « encouragements » risquent de conforter.

 
 
leschatsdumaquis
leschatsdumaquis écrit:

J’espère que tu te portes du mieux possible, ma mie ; que tes semaines dans ton Repair t’offrent quelque répit.

Je pense FORT à toi.

Chaleureusement

Rose

 
 
Clarathoustra
Clarathoustra écrit:

Bonjour, je découvre ton blog, poignant! Mais je vois que tu as arrêté de l’alimenter depuis Mai 2009, reviendras-tu pour nous mettre à jour? Tu écris si bien, tes mots s’alignent souplement et renvoient des images limpides de ton amour mêlé à ta souffrance. Je suis tombée dessus grâce au blog de Consensus qui t’as mis dans ses liens, son blog est vraiment bien également. Je suis bipolaire, j’ai fait deux crises psychotiques avec deux internements et aujourd’hui, je compose une vie avec mes humeurs, avec une ultra-sensibilité qui donne une dimension complexe au “sens” du monde, d’où certaines difficultés d’adaptation dans le modèle social classique, ma vie est un cheminement tissé d’expériences humaines. Merci pour ton blog et tes témoignages!

 
 
 

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