les ailes fracassées

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Silence

Quelque fois le silence semble plus éloquent que les mots, ou plus assourdissant lorsque les idées s’entrechoquent et ne laissent aucun répit avec tous ces sentiments contradictoires qui s’entremêlent. Nous étions tous les deux chacun de notre côté à faire le point sur ce qui s’était passé.

Impossible de parler de toi durant tous ces jours sans pleurer, les conseils de prendre du recul pour me préserver n’ont pu être appliqué, chaque nouveau jour je ne pensais qu’à te retrouver, comme pour rattraper ces heures sombres qui nous avaient séparés. Nous avons beaucoup parlé, tu t’es bien intégré dans le service après un début cahotique, compréhensible à la pensée de te retrouver enfermé, la patience était nécessaire et tu n’avais pas le choix. Toutes ces journées face à toi même auront été propices à la connaissance de ton propre soi où le subconscient s’organise pour te jeter après dans ta vie extérieure. Peut être ne te sens-tu pas assez fort pour garder ton équilibre face à ces évènements, je te comprends et nous sommes là avec l’équipe soignante pour t’aider. Tes amis, nos amis se sont ligués pour faire autour de toi une ronde protectrice, tu n’étais plus seul, l’énergie était palpable et la lueur de joie dans tes yeux était notre plus belle récompense.

Un matin, la douceur de l’aube ma projetée à la fenêtre, l’air m’a effleuré, les étoiles s’éteignaient une a une et la mélodie des oiseaux s’envolait comme pour célébrer le lever du jour, harmonie parfaite des  éléments où des bouffées de joie sont monté en moi, s’il faut tomber pour se relever et se relever pour retomber, n’est-ce pas là le lot des hommes, je serai toujours près de toi, mon coeur posé sur ton coeur.

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Par lesailesfracassees
Le 25 mars, 2009
A 0:50
Commentaires : 11
 
 

Toujours plus

Tu nous entraînes dans des profondeurs abyssales où nulle lumière ne fuse. Toutes les cellules de ton corps réclament ces drogues que tu as absorbées, englouties, aspirées et qui te font hurler de détresse. Tu en veux à la terre entière, le psychiatre a claqué la porte de ta chambre, tu étais trop énervé pour continuer le dialogue et tu te noies dans ton délire paranoïaque !

C’est sur moi que tu as passé tes nerfs alors que je te téléphonais, surprise par le ton et la véhémence de tes propos, je suis restée sans voix. Le sol s’écroulait sous mes pieds. Impossible de te faire entendre raison, tu cherchais encore un bouc émissaire et tu as trouvé plus facile de t’en prendre à nous. J’ai raccroché, ce n’était pas la peine de prolonger cette conversation. J’ai réussi à joindre ta soeur pour lui expliquer l’évolution de la situation et me voyant bouleversée, elle t’a téléphoné aussitôt, tu sais bien qu’avec elle le chantage ne marche pas et tu tiens trop à elle pour te la mettre à dos !

Je t’ai dit que je voulais prendre du recul, j’ai passé deux jours à pleurer, pendant que toi  tu continuais à ruminer. Tu étais furieux car le personnel soignant te trouvant un peu plus somnolent que d’habitude, ont analysé tes urines qui étaient positives aux benzodiazépines. Après enquête, il s’avère qu’un patient à la cafétéria t’en aurait proposé une plaquette et tu l’as ramenée dans ta chambre.

Le psychiatre essaye de te désintoxiquer, mais tu contestes sa façon de faire, tu as avoué que le traitement que l’on te donnait atterrissait dans les plantes vertes, tu avais décidé qu’un seul te réussissait, c’était celui que tu avais dans tes poches ! Comment continuer à te faire confiance !

Je reprendrai mes recherches sur la bi-polarité et les drogues,  nous ne sommes pourtant pas les seuls à nous débattre pour te sortir de cet enfer, mais ta coopération est plus que nécessaire, est-ce une question de volonté ?

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Par lesailesfracassees
Le 13 mars, 2009
A 18:26
Commentaires : 2
 
 

Carapace

Je me referme dans ma coquille, protégée des évènements extérieurs, plus ceux-ci viennent me frapper plus je résiste, en vain pourtant, je le croyais !

La semaine dernière le psychiatre du service a voulu nous voir, sans toi, nous interroger sur ces huit mois qui ont séparé tes deux séjours à l’hôpital. Tu avais omis (sciemment sans doute) de lui raconter tes ennuis judiciaires. Lorsque je suis venue te chercher le lendemain pour t’emmener chercher des affaires chez toi et  te montrer comment j’avais arrangé ton appartement, tu es rentré dans une rage folle, sur l’instant, devant l’infirmière du service qui assistait à ta joute verbale j’ai failli rebrousser chemin sans toi, mais j’étais tellement heureuse à l’idée de cette petite escapade, tu m’as suivi jusqu’à la voiture.

Cette violence dans tes paroles qui me frappait comme des gifles, me glaçait le sang, une tristesse infinie descendait en moi, je restais sonnée, comme un boxeur sur le ring qui prenait des coups sans réaction. J’ai essayé de t’expliquer que nous n’étions pas contre toi, mais avec toi, mais tout ce que je pouvais dire ne pouvait qu’envenimer ta paranoïa.

Je t’ai raccompagné à l’hôpital, tu étais loin d’être calmé, je suis alors reparti les larmes aux yeux. Je suis restée deux jours sans venir te voir, puis tu m’as demandé pardon, mais la douleur était là, sourde, bien cachée au fond de mon coeur. Je ne reconnais plus mon enfant, est-ce le résultat de toutes ces drogues que tu as ingurgitées, je ne te comprends plus, je n’en peux vraiment plus, les mots n’ont plus de sens.

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Par lesailesfracassees
Le 11 mars, 2009
A 0:19
Commentaires : 2
 
 

Etat d’âme

Nous avons passé la semaine hébétés, choqués, abasourdis, désenfantés. Quarante huit heures au déchocage, où inconscient, il en a fallu de peu pour que tu ailles vers d’autres rivages, définitivement. Une fois les fonctions vitales rétablies, tu as été transféré à l’Hôpital Psychiatrique pour la quatrième fois, nous en avions parlé dernièrement lorsque constatant la stabilité de ta maladie,  nous avions compté que huit mois s’étaient écoulés depuis ta dernière hospitalisation, nous avions réussi à oublier la bi-polarité, mais elle était là, tapie, sournoise et est revenue comme un boomerang !

Tu essayes de reconstituer le puzzle de ces jours qui t’ont vu sombrer, tu nous questionnes, tu recherches dans ta mémoire déficiente les détails de ces heures qui t’ont vu plonger. Tu es comme un funambule sur son fil,  toujours en déséquilibre, mais cette fois-ci tu as franchi un degré de plus, un degré de trop, l’angoisse a été la plus forte.

Tu es dans le même service, le  décor n’a pas changé mais les acteurs sont différents, les patients sont mélangés sans distinction de sexe, d’âge ou de pathologie. C’est un crève-coeur de te voir là, mais un soulagement de te savoir en sécurité.

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Par lesailesfracassees
Le 4 mars, 2009
A 3:08
Commentaires : 4
 
 
 

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