les ailes fracassées

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Soins intensifs

Pourquoi ? que s’est-il passé dans ta tête ? Nous t’avons attendu hier soir tu avais prévenu que tu serais en retard pour le dîner, tu n’es pas rentré ! J’ai retrouvé tes clés accrochées à la porte à l’extérieur, as-tu eu peur de nous avouer que tu les avais perdues encore une fois ? nous avons déjà changé les serrures deux fois, les clés se volatilisaient comme dans les mains d’un magicien, ce ne sont pas les seuls objets que tu as déjà perdus ou égarés, si nous devions faire le compte, un magasin ne suffirait pas ! Mais là n’est pas la question.

Le psychologue du centre n’a pas voulu te laisser partir avec ta voiture hier soir et t’a demandé de lui laisser tes clés, tu sais que tu n’as pas le droit de conduire, ton permis t’a été retiré depuis quarante huit heures !

Tu es allé à ton rendez-vous cet après-midi, le psychologue voulait te revoir. Ta démarche titubante l’a alerté, il m’a téléphoné pour me dire qu’il appelait une ambulance pour te faire hospitaliser. Je pensais que tu allais être dirigé vers le Centre Hospitalier en Psychiatrie, mais lorsque j’ai voulu savoir dans quel service tu étais, pas de trace de toi, ni au bureau des entrées, ni en urgence psychiatrique, là j’ai paniqué, je t’ai imaginé déambulant dans les rues, hagard.  Tu avais été transféré au CHU, ton état se dégradait et tu es arrivé aux urgences inconscient !

La veille tu m’as téléphoné en pleine nuit après être rentré chez toi l’air hagard, me demandant pardon et me disant tu sais maman, je connais les doses que je ne dois pas dépasser, ces benzodiazéines que tu achètes dans la rue, dix fois plus cher que sur ordonnance, que recherches-tu ? Je ne voulais pas te laisser partir, mais tu as voulu rentrer chez toi, à trois cents mètres de chez nous. Je t’ai regardé par la fenêtre pour m’assurer que tu allais bien, au téléphone, ta voix était posée, j’étais un peu moins anxieuse.

Je sais que ce n’est même plus une question de volonté, quels signes avant coureurs auraient dû nous alerter ? la soudaineté de ta rechute nous a pris de court, nous sommes à nouveau dans l’impasse, désarmés.

Papa est de garde au Samu ce soir, les chambres de ton service sont juste à côté. Il est venu te voir plusieurs fois, mais tu n’as pas repris connaissance. Plus tard lorsque tu te réveilleras, tu n’auras aucun souvenir de ce qui s’est passé, les benzodiazépines ont une action amnésiante antérograde, dans ta tête ne restera que du vent !

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Par lesailesfracassees
Le 20 février, 2009
A 23:58
Commentaires : 7
 
 
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Amertume

Ce soir si je devais résumer la journée, je pourrais dire écoeurement, colère, dépit, tromperie, mensonges, provocation !

Qu’as-tu encore ingurgité, malgré tes négations, je connais tellement cette attitude, ce regard fuyant, cette posture du corps avachi, ton agressivité et ta mauvaise foi.

J’ai téléphoné au psychologue et tu as essayé de lui expliquer d’une voix pâteuse que tu allais merveilleusement bien. Je voulais un témoin auditif à ton état, que fallait-il faire ? te traîner encore aux urgences psychiatriques ? à quoi bon !

Papa est arrivé laissant un collègue le remplacer, le regard que nous avons échangé tous les deux excluait les mots, pas besoin d’expliquer, nous avions compris. Le menton replié sur le sternum tu étais parti vers d’autres rives inaccessibles pour nous, nous t’avons laissé sur le canapé du salon, même la sonnerie de ton téléphone portable n’a pu te tirer de ton sommeil comateux.

Le pire est que quatre heures après, tu niais toujours ! Tu es rentré chez toi ce soir, tu croyais encore être à hier, tu dis n’avoir pas dormi depuis 48 heures, mais ce n’est pas l’insomnie qui t’a mis dans un pareil état.

Ce matin à la préfecture ton permis de conduire t’a été retiré, tu ne sais pas pour combien de temps. Nous avons gardé les clés de ton véhicule, c’est plus prudent.

Tu pestes après nous, nous rendant responsables de tous tes malheurs. Tu dis que tu seras aussi bien dans la rue comme les sans domiciles fixes, libres, oui libre comme tu le dis si bien, chantage ……. ! tu ne supportes plus l’attention constante que nous exerçons sur toi, mais avons nous le choix ? la maladie peut elle excuser ton attitude ?  N’inverse pas les rôles !

 

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Par lesailesfracassees
Le 19 février, 2009
A 2:02
Commentaires : 3
 
 
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Johanne

Si je parle aujourd’hui de cette jeune femme, c’est parce que j’ai été touchée en plein coeur par le difficile combat qu’elle a mené contre la maladie. Dès le départ, j’ai été happée par son histoire, je passais quotidiennement, sans jamais laisser de message, sur son blog  où elle a su fédérer autour d’elle des milliers de personnes venues du monde entier, toujours plus nombreuses au fur et à mesure  que les jours passaient, spectateurs impuissants de ce combat sans fin où douleur, espoir, découragement et angoisse se mêlaient insidieusement.

J’ai joint mes mains virtuellement à la ronde de l’espoir pour propulser cette energie si importante pour Johanne, jolie jeune femme lumineuse, inconnue et si proche malgré nous et qui restera comme le symbole de la dignité dans la douleur.

Alors, lorsque le soleil s’éteint, quand la souffrance est telle que plus rien ne ressemble à rien, il reste pour les proches ces milliers de messages, comme des bouées de sauvetage auxquelles ils s’accrocheront pour ne pas sombrer dans l’océan de chagrin, tous ceux là ont tissés ces fils invisibles qui resteront à jamais accrochés dans le doux souvenir de Johanne.

Tu vois mon coeur, la vie est si précieuse, des milliers de Johanne ne demandent qu’à vivre,  la maladie frappe au hasard, des milliers comme toi mettent leur vie en danger, pourquoi ? Dans la vie il y a des choses qui n’ont aucune justification logique, mais nous sommes touchés au coeur par ces histoires de vie, comme si  elles nous concernaient aussi ! la précarité de la vie nous saute sauvagement à la figure et nous refusons de voir cette cruelle réalité.

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Par lesailesfracassees
Le 15 février, 2009
A 22:34
Commentaires : 2
 
 
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Verdict

Tu as eu de la chance, pour te rendre au tribunal en Normandie, à une semaine près, tu aurais pris la route sous la neige et le verglas, ton ange veille !! Vous vous étiez habillés comme pour une cérémonie de mariage, il fallait faire bonne impression, convoqués en début d’après midi vous êtes passés à plus de vingt deux heures, du temps à stresser en attendant à quelle sauce vous alliez être mangés ! le temps d’expliquer à un jeune avocat commis d’office votre épopée nordique qui s’est transformée en garde à vue !

Vous êtes bien allé à un anniversaire du côté de Roubaix où au milieu des invités quelqu’un vous a proposé des amphétamines…. 150 grammes pour 600 euros…!!  je cite ces chiffres pour te montrer l’incohérence de ton attitude lorsque tu viens faire les courses avec moi et que tu t’offusques des prix alimentaires de base… mais ce soir là, tu devais être privé de ta capacité de discernement parce que depuis des semaines tu demandais qu’on te prescrive des stimulants, ne supportant plus de te voir traîner comme une larve humaine !

Vous n’avez pas compris pourquoi les douanes vous ont intercepté, la personne vendeuse était-elle un indic ? vous avez partagé les 150 grammes en trois et dissimulé la drogue dans les parties intimes !!! indétectables pourtant. Tu expliques  la garde à vue parce que tu as dit que tu étais traité par Subutex, et aussitôt la relation a été faite avec  la détention de drogue. C’est au moment de la fouille au corps que les sachets d’amphétamines ont été découverts.   

Tu pensais qu’éternellement tu pouvais impunément passer à travers les mailles des filets policiers, rattrapé par ton passé, tu ne pouvais fuir la réalité,  un mal pour un bien finalement et l’électrochoc attendu !

Le juge vous a condamné tous les trois à la même peine : trois mois avec sursis ! donc pas d’emprisonnement s’il n’y a pas de récidive dans les cinq ans. J’espère que tu as compris cette fois,  parce que tu auras à rendre des comptes à la justice.

Tu es convoqué au service médical de la préfecture pour des analyses de sang et d’urine à la recherche de traces de stupéfiants, le résultat déterminera ton aptitude à la conduite ou le retrait pur et simple de ton permis.

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Par lesailesfracassees
Le 8 février, 2009
A 1:29
Commentaires : 0
 
 
 

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