les ailes fracassées

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Mensonges

Tu tisses tes mensonges comme l’araignée qui patiemment englobe ses proies pour les piéger,  victimes de notre confiance en toi, nous t’avons pourtant cru, jusqu’à te suivre parfois dans les couloirs de médecine légale pour des coups que tu n’avais jamais reçus, c’est à cette époque d’ailleurs que nous nous sommes aperçu que tu te droguais. Ce matin là tu étais parti pour le restaurant dans lequel tu travaillais, on m’a appelé pour venir te chercher, tu avais eu un malaise, malaise provoqué par une surconsommation de benzodiazépines. Tu as inventé une histoire d’agression au petit matin, des individus voulant te voler ta voiture à une station service, jeté à terre tu les avais vu fuir à bord de ta voiture qui n’a pu aller très loin, car le réservoir était vide ! à partir de là tu avais rejoint ton poste pour travailler « normalement », alors que tu tenais à peine debout. La vérité te semblait-elle si insurmontable pour t’engager dans le récit d’ histoires qui ne tenaient pas debout ! Tu voulais nous protéger, dis-tu, mais tôt ou tard tu savais bien que la vérité éclaterait.

Demain tu es convoqué au Tribunal en Normandie, près du commissariat où tu as passé ta garde à vue. Angoissés ce soir, on le serait à moins.  Tu seras avec tes deux amis qui étaient partis avec toi à un anniversaire, bride par bride tu commences à raconter ce qui s’est réellement passé.  La voiture qui t’a pris en stop n’a jamais existé,  vous avez acheté des amphétamines et les douanes vous ont arrêté. Pensais-tu vraiment que nous ne pouvions pas supporter la vérité ? Blindés, nous le sommes devenu, par force aussi parce que nous ne pouvons que subir et surtout ne pouvons pas changer le court des évènements, tu avais sans doute sous estimé les risques, tu n’as plus qu’à assumer les conséquences de tes actes. 

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Par lesailesfracassees
Le 27 janvier, 2009
A 2:10
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Ouf

Tu pleurais sans discontinuer, des torrents de larmes brûlantes qui jaillissaient de tes paupières rougies, fatigué par tes nuits d’insomnie, inconsolable, emporté par cette vague soudaine qui déborde de toi même, comme une cascade qui tombait avec fracas des rochers abruptes,  charrié comme un fétu de paille. Nous étions spectateurs impuissants de ton naufrage, entraîné que tu étais dans ce gouffre tourbillonnant sans fond qui t’arrachait à ta vie.

Les psychologues et psychiatres se sont réunis en staff, te proposant une nouvelle hospitalisation pour te protéger contre toi même. Tu as refusé, l’idée de te retrouver à nouveau enfermé, la promiscuité avec d’autres patients, insupportable à tes yeux les ont fait réfléchir à un nouveau traitement.

C’est dans l’urgence qu’ils t’ont prescrit un sérotoninergique, substance qui augmente la quantité de sérotonine dans le système nerveux central. Tes larmes se sont taries, aussi soudainement qu’elles étaient arrivées. Tu dois passer pour qu’ils te donnent ta dose journalière, ne voulant pas prendre le risque de te laisser seul avec plusieurs boites du produit.

Quelques années auparavant dans ce centre qui te suit, il existait des lits pour hôpital de jour, les patients étaient pris en charge dans la journée et repartaient le soir. Après des restrictions budgétaires, ces lits ont été fermés et le personnel déplore ce manque de moyen qui était efficace et évitait une hospitalisation prolongée. Le coût était moindre pour la société. Mais les gouvernements successifs en ont décidé autrement.

 

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Par lesailesfracassees
Le 21 janvier, 2009
A 2:25
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Mauvais film

La soirée avait bien commencé, tu n’étais pas venu dîner depuis quelques soirs, tu avais reçu des amis chez toi, ton chez toi que tu aménages petit à petit. Nous étions, tu étais heureux d’être là.

Comment le dialogue s’est-il envenimé, je n’ai pas tout suivi, avec papa vous avez parlé de stupéfiants, tu ne comprenais pas qu’on ne te donne pas de psychostimulants. Le second psychiatre en ville que tu consultais en marge de la structure qui te suit pour ton traitement substitutif, t’a gentiment fait comprendre qu’il n’était pas là pour te prescrire ce genre de produits, tu demandais seulement à essayer pour te donner un peu de tonus, pour ne plus te sentir avachi, te booster ton énergie. Il n’a pas voulu marcher dans ton jeu.

L’effet stimulant de cette molécule est dû à une action sur la transmission de l’influx nerveux entre les neurones, tu es persuadé qu’il existe un traitement magique qui te rendra invincible. N’est-ce pas une autre forme de  toxicomanie ? tu t’entêtes, tu t’agaces et hurles que personne ne te comprend.

Ce produit est prescrit chez les pilotes de chasse pour éviter qu’ils ne s’endorment au moment de leur entraînement, il est donné aussi aux  patients qui souffrent de narcolepsie ou d’hypersomnie. Toi qui as  des insomnies depuis plusieurs années, quels effets dévastateurs aura-t-il sur toi ? et les effets secondaires sont terribles. Tu crois que la chimie va résoudre tes problèmes de mal être, et tu prétextes justement le fait que si on ne te donne pas le produit que tu recherches tu ne pourras jamais te sentir mieux. Quel dilemme ! et papa encore moins qu’un autre ne peut te le prescrire.  

Le ton est monté et tu es parti en claquant la porte. J’ai réussi a te joindre plus tard, inquiète, tu pleurais encore, inconsolable. Tout le chagrin d’une vie qui se déversait hors de toi, tel un torrent qui emporte tout, écrasé par ce poids qui t’empêche de vivre. Non tu ne retourneras pas à l’hôpital psychiatre, je te l’ai promis. Tu ne le supporterais pas et nous non plus. Comme tu te déprécies dans ces moments là, tu doutes de tout.

Tu as voulu que nous nous retrouvions ce soir sur msn avec ta soeur et ton frère, difficile d’expliquer en quelques phrases, comment reprendre le fil de l’histoire. Ce moyen ludique pour converser ne peut s’appliquer à une apparente psychothérapie de groupe. Tu attendais tellement de cette rencontre virtuelle, heureux de les retrouver. J’ai cru à un moment que le dialogue allait aussi partir en vrille, et tu recommençais à pleurer derrière ton clavier, finalement, ton frère patiemment a fini par trouver les mots justes. Vous êtes partis vous coucher un peu plus apaisés ce soir.

Tu sais dans le grand bain de la vie certains plongent et nagent aisément malgré les courants contraires et les tempêtes, d’autres essayent malgré tout de s’élever au dessus des flots, mais parfois s’enlisent ou boivent la tasse, mais un coup de pied parvient à les hisser par dessus et puis certains coulent au fond des eaux tortueuses et se laissent entraîner vers le fond. Bats toi, puise ta force au plus profond de toi.

Je t’ai promis de mettre un texte pour toi qui résume bien tes sentiments actuels. Relis le souvent et imprègne toi de ces mots.

Le prophète de Khalil Gibran (extrait)

Parle-nous de la Joie et de la Tristesse.
Et il répondit :


Votre joie est votre tristesse démasquée.
Et votre rire fuse du même puits que vos larmes remplissent.
Et comment pourrait-il en être autrement ?
Plus la peine évidera votre être, plus la joie y tiendra. (…)
Quand vous êtes joyeux, regardez en profondeur votre coeur et vous remarquerez que c’est seulement ce qui vous a donné de la tristesse qui vous cause de la joie.
Quand vous êtes tristes, regardez à nouveau votre coeur et, en vérité, vous verrez que vous pleurez sur ce qui fut votre plaisir.
Certains d’entre vous disent, « la joie est plus grande que la tristesse » et d’autres disent « non, la tristesse est plus grande ».
Mais je vous dis moi qu’elles se révèlent inséparables.
Ensemble elles s’en viennent et quand l’une s’assoit seule à votre chevet, rappelez-vous que l’autre est assoupie dans votre lit. »
   

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Par lesailesfracassees
Le 14 janvier, 2009
A 2:54
Commentaires : 3
 
 
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An neuf

Tu écriras ton histoire, celle des mois à venir pour oublier  ton ciel traversé de nuages menaçants,  élaguer ton chemin comme tu le ferais en avançant dans la jungle pour te frayer le passage,  tu en as fait des pas, titubant, incertain, mais  vaillant petit soldat bravant tes tempêtes intérieures, héros malgré toi d’un scénario bien sombre, tu feras taire en toi le tumulte de la vie. Alors, apaisé tu retrouveras la confiance que tu as perdue, tu te sentiras utile et tu existeras par toi même. Tu sais bien que le bonheur ne dépend pas des circonstances, mais est déterminé par notre seul comportement, tu croyais alors que tes paradis artificiels pouvaient t’apporter un semblant de bien être, l’euphorie provoquée te laissait des lendemains amers. L’as-tu compris ? je n’en suis pas sûre, car dernièrement tu n’as pas su résister, et tu m’as avoué n’avoir pas été très fier de toi, te garder en laisse pour t’éviter un faux pas, ce n’est pas notre rôle, toi seul décidera la façon dont tu y mettras fin.

Alors, laisse nous rêver à des lendemains qui chantent, continuer à vivre notre vie,   c’est toi qui fais ta chance, parfois on ne se rappelle pas qui on est et on ne sait pas qui on veut être jusqu’à ce qu’on essaye quelques façons d’être.   Accepter la vie telle qu’elle est constitue le moyen le plus efficace de tirer les enseignements d’une situation pénible.

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Par lesailesfracassees
Le 6 janvier, 2009
A 2:34
Commentaires : 4
 
 
 

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