les ailes fracassées

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Trève de Noel

Je me suis mise un peu en retrait, contrainte et forcée, l’énergie m’a manqué, comme si j’avais reçu un coup de massue derrière la tête, vidée, lessivée, peut être trop enthousiaste au sortir de l’hôpital, j’aurai pu gravir des montagnes au sens propre comme au figuré, mais la réalité m’a rattrapée. Que faire alors dans ces moments là, se terrer, ne rien dire et attendre l’éclaircie. Comment rallumer la flamme lorsqu’elle vacille, comment accepter ce qui n’est plus, la perte des repères pour aborder la suite d’une façon différente, alors il est impératif de s’abandonner, de se laisser porter, et tourner une page.

Tu vis maintenant dans ton appartement refait à neuf pour un nouveau départ, tu essayes de te réapproprier ta vie après tout ce tumulte, réapprendre à te faire confiance malgré ton comportement un peu inconséquent, et retrouver l’estime de toi ce qui est le plus important, à savoir aussi gérer tes émotions et maîtriser ton stress, te fixer des buts à atteindre et faire des choix. 

Tu es arrivé des cadeaux plein les bras, le sourire aux lèvres, ta joie était communicatrice, chacun a eu droit à son petit commentaire amusant comme tu sais si bien les écrire.

L’hiver a étendu ses bras glacés sur la ville et sur les sans abris. Si la nature s’accomode des changements de saison  il n’en est pas de même pour l’homme qui est plus vulnérable, surtout s’il est démuni. Tu venais avec nous au  Samu social distribuer la soupe ou des sandwichs à certains qui n’avaient même plus de dents pour mâcher, d’autres, pieds-nus dans leurs chaussures réclamaient des chaussettes que nous n’avions pas, toute cette misère qui, encore à nos portes a augmenté malgré les promesses des politiques, comment s’endormir tranquillement après être rentré bien au chaud dans nos appartements surchauffés, personne n’est à l’abri, et si nous n’avion pas été aussi vigilants vis à vis de toi, peut être ferais-tu parti de  ceux là.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 27 décembre, 2008
A 2:12
Commentaires : 8
 
 
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Fratrie

J’ai voulu savourer ces jours passés avec ta soeur, venue seule avec son petit bout de chou, une première fois sans son mari depuis son mariage, ces jours trop courts que j’ai voulu imprimer dans mon coeur pour ne pas oublier, complicité retrouvée, jamais perdue, c’est une belle jeune femme, responsable encore pleine de rêves et de projets, avec une vie normale, ses tracas, ses joies ; ce cadeau de leur présence, que nous nous sommes promis de réitérer dans les prochaines semaines, les prochains mois. Le temps et l’éloignement n’effaceront jamais ce lien qui nous unit. Elle m’a demandé à lire ce blog, pour mieux comprendre l’enchaînement des évènements, de loin, elle pouvait avoir un regard objectif, car moins impliquée dans ton quotidien.

Tu n’étais pas très enthousiaste à l’idée de la revoir, tu lui as tellement promis de t’amender, à l’époque les médecins n’avaient pas encore posé le diagnostic de ta bi-polarité, nous pensions que la solution était dans ta tête, qu’il suffisait que tu le veuilles et d’un claquement de doigt te retrouver dans la peau d’un jeune homme clean, mais la réalité était autre.  

Ton frère nous a rejoint en fin de semaine, il n’a pas été chaleureux avec toi, il faut le comprendre, l’angoisse lui noue le ventre, te souviens-tu dernièrement où il te disait qu’il aimerait que tu redeviennes son grand frère ? Il n’existe pas de structure qui corresponde à ton état, toi seul a la solution, avec le traitement que tu prendras sûrement à vie, tu peux sans doute mener une vie normale, bien que dernièrement, le psychiatre nous ait dit que tu ne travaillerais plus jamais. Comment peut-on avoir un avis aussi péremptoire, ne peut-il pas nous laisser un peu d’espoir, la psychiatrie n’est pas une science exacte, qui peut prédire du futur des patients. Nous sommes maintenant à rassurer ton frère et ta soeur sur les sentiments que nous éprouvons pour eux. Ils se sentent tellement délaissés par rapport à toi. Comment leur faire comprendre que nous ne faisons pas de différence malgré notre esprit rempli de toi.

Je sais que les comportements de dépendance ont pour but de procurer un réconfort immédiat, c’ est un moyen d’éviter la douleur, peu importe alors les conséquences désastreuses à long terme sur la famille. La dépendance semble surtout faire disparaître la ligne de démarcation entre le mal qu’on se fait à soi-même et celui qu’on fait à sa famille, à ses amis.

Hier soir tu as envoyé un message à ta soeur pour lui dire que tu avais contacté une association « les narcotiques anonymes » et que tu allais à ta première réunion en fin de semaine. Elle t’a répondu qu’elle te faisait confiance. Voilà un pas que tu fais seul, sans que nous te forcions. Je t’en avais parlé l’année dernière, mais tu n’avais pas donné suite.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 6 décembre, 2008
A 1:45
Commentaires : 6
 
 
 

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