les ailes fracassées

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Garde à vue

Ta voix dans la nuit, affolée qui tentait d’expliquer, la précipitation de tes mots à nos oreilles, l’incompréhension, la stupéfaction, le soulagement de t’entendre après l’inquiétude face à ton silence et puis la colère qui nous submerge au fur et à mesure de ton récit, tu ne nous l’avais pas encore fait celle-ci : en garde à vue !

Egaré sur une route de Normandie, pris par une voiture en stop, celle-ci s’est fait arrêter au premier péage par la douane, une fouille dans les règles a été effectuée, une pochette contenant de la drogue a été retrouvée, deux hommes étaient à bord lorsque tu es monté, aux questions des douaniers, évidemment, personne n’a avoué être le détenteur de ce sac.

Que faisais-tu au milieu de nulle part, alors que tu étais parti avec ton ami sur Roubaix à un anniversaire. Quelle route détournée as-tu prise pour te retrouver comme tu le dis dans un guet-apens, quelle est la part de vérité de tout ce que tu nous racontes, tu nous as tellement habitué à ces situations saugrenues qui nous pouvaient arriver qu’à toi.

En garde à vue, menotté comme un vulgaire malfaiteur, tu as subi un interrogatoire dans les règles, parti depuis trois jours sans avoir pris ton traitement, tu leur as demandé à voir un médecin pour qu’il te prescrive ta dose de subutex, un gendarme est venu te voir, particulièrement agressif et t’a  prédit que tous les drogués finissaient par crever dans un temps assez court !

Il t’ont relâché au bout de 24 heures, en pleine nuit dans une bourgade déserte, sans un sou (ton argent a été mis sous séquestre) c’est à ce moment là que tu as pu nous joindre pour nous raconter ton histoire !

Heureusement, une amie qui habitait à une dizaine de kilomètres du lieu de ta détention est venu te chercher pour que tu passes la nuit chez elle, et c’est le lendemain que tu as pu rentrer à la maison, en stop, huit heures pour faire 240 kilomètres, nous avons cru ne jamais te revoir, quel soulagement de te revoir vivant !

Tu as refusé l’aide de nos amis pour la suite qui sera donnée à ta détention, tu veux assumer seul, et en y réfléchissant, je suis tombée d’accord avec toi. Que tu dises la vérité ou que tu mentes, tu te retouves seul avec ta conscience, mais tu es notre fils, nous t’aimons, maintenant tu as des comptes à rendre à la justice, et ce n’est plus notre problème. L’electrochoc tant attendu est-il celui là ? Je l’espère, il est temps pour nous de prendre de la distance par rapport à tous ces évènements, parce que nous y laisserons notre peau. L’avenir nous le dira. 

Enfin merci infiniment à vous toutes et tous qui venez nombreux nous soutenir, dans ce monde où le chacun pour soi domine, merci tout simplement.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 21 novembre, 2008
A 1:30
Commentaires : 10
 
 
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Missing

Tu as voulu aller à un anniversaire dans le Nord, parti vendredi matin de bonne heure avec un ami qui conduisait sa voiture, tu nous as promis de téléphoner fréquemment pour nous rassurer. Le dernier appel date d’hier vers 18 heures, tu étais du côté de Caen, tu devais rentrer dans la nuit, le portable allumé à côté de moi, j’ai attendu ton coup de fil car tu avais laissé tes clefs à la maison. Ce matin, j’avais avancé mon rendez-vous chez le kiné pour aller chez le psychiatre avec toi,  en fin de matinée. L’heure du rendez-vous est passée, tu n’étais toujours pas rentré, mes appels sur ton portable arrivaient sur ton répondeur. Où es-tu ?

Ce matin, un jeune homme a été retrouvé inanimé, à moitié dénudé, le crâne fracassé, deux rues derrière chez nous, en plein centre ville. Papa  qui me téléphonait depuis ce matin pour avoir de tes nouvelles m’apprend qu’ils l’ont opéré en urgence dans son service, le pronostic vital est engagé, pas de papier sur lui, ce n’est pas toi, mais l’idée m’a effleurée un moment et l’angoisse s’insinue en moi comme le brouillard automnal et ne me quitte plus.

Je peux toujours dire que je ne sentais pas ce week-end à venir, trop d’évènements se sont produits dès qu’on te lachait un peu la bride, tu ne nous disais jamais la vérité sur ces week-end musicaux, où la drogue pouvait circuler, pourtant lors de ton dernier appel, ta voix était claire, tu avais l’air heureux.

Pourquoi n’ai-je pas demandé les coordonnées de ton ami qui devait te ramener, je suis là qui tourne en rond, ne sachant qui appeler, pourquoi l’aurais-je fait, tu es majeur,  nous ne pouvons pas mettre un garde du corps derrière chacun de tes pas ! 

Papa en rentrant après avoir demandé conseil à une amie est parti à l’hôtel de Police pour signaler ta disparition. Nous n’avons pas dîné, le coeur à l’envers, ton absence de plus en plus palpable nous fait imaginer les pires scenarii.

Quand tout cela va-t-il cesser, nous n’en pouvons plus, ta soeur, ton frère n’en peuvent plus. Te rends-tu compte des dégâts que tu fais,  à cause de ton comportement, un jour ou l’autre nous serons obligé de choisir, te laisser à tes errances avec toutes les conséquences qui en découleront pour poursuivre notre route, sereinement, il en va de notre survie, je ne mache pas mes mots, mais trop, c’est trop !

OU ES-TU ?

Cette nuit je ne vais pas dormir, les battements de mon coeur résonnent jusque dans ma tête. Je n’arrive pas à pleurer, garder les larmes pour plus tard, lorsque le coeur sera trop plein de cette angoisse qui nous submerge.  

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 18 novembre, 2008
A 1:19
Commentaires : 8
 
 
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Je vais bien, ne t’en fais pas

Si j’ai fait mienne cette affirmation depuis longtemps,  c’est surtout pour ne pas être obligée de parler de mes problèmes, ce blog est ton histoire, et nos vies se mêlent en ce moment dans la maladie, chacun nous nous battons pour remonter la pente, il ne faut pas voir ces épreuves de façon négative,  mais apprendre surtout la patience, pour l’instant, je ralentis le mouvement, contrainte et forcée, étonnée quand même de la violence de ce corps disloqué couvert de cicatrices, accepter la souffrance quand elle est le lot de tant d’humains est plus facile. Combien encore de nuits d’insomnie où cherchant désespérément le sommeil, j’ai trouvé dans la musique baroque une échappée qui m’emmenait vers des sphères mystérieuses où les résonances sont en parfaite harmonie avec mon âme, je m’imaginais, évanescente et légère, dansant sous les rayons de la lune, loin de ce corps trop lourd, libéré de la pesanteur de la terre.

Tu es là par ta présente douceur, inquiet de me voir dans cet état, tu en oublierais presque tes tourments, le temps reste suspendu, comme arrêté, mais ce temps est nécessaire pour que nous prenions conscience que la vie est une merveilleuse aventure, malgré les hauts et les bas.

Je retourne sous la couette, les chats aussi sont là, lovés au creux de moi pour insuffler leur positive énergie, leurs yeux mi-clos à l’affut de mes moindres mouvements, spectateurs de mes faiblesses mais plein d’amour . Comment pourrais-je encore me plaindre ?

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le 10 novembre, 2008
A 21:47
Commentaires : 8
 
 
 

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