les ailes fracassées

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Uva-Uvb

Ce matin, les salines ressemblaient à une patinoire, pas un souffle de vent ne venait rider la surface de l’eau, les canards colverts regroupés au milieu attendaient que le soleil    réchauffe l’atmosphère, temps immobile avant que les estivants ne s’éveillent tout à fait et vaquent à leurs occupations quotidiennes, partagés entre les excursions et les plaisirs de la plage. J’aime cette heure matinale où je profite pleinement de la nature.

Cet été, une angoisse sourde m’étreint, je vois le soleil comme un ennemi, et pourtant douze ans se sont écoulés depuis mon mélanome, mais cette année la peur me reprend, comme si chaque rayon de soleil dardait sur ma peau ses effets nocifs. Ton frère m’a sauvé la vie, il s’était écorché un grain de beauté en entrant dans la voiture deux portes, il avait saigné un peu et dans le doute, j’avais pris rendez-vous chez le dermatologue. A la fin de la consultation, j’avais montré un grain de beauté que j’avais sur la cuisse depuis longtemps, il avait légèrement augmenté de volume, mais de couleur beige rosée au contour irrégulier il ne semblait pas particulièrement  menaçant. Un seul coup d’oeil a suffit à faire froncer les sourcils du médecin. « Vous avez ça depuis longtemps ? » oui, depuis toujours ! Je partais en vacances le soir même, elle me répond, vous ne partez pas, je vous enlève ça demain !!!!! mon coeur est descendu d’un cran, ma belle me suis-je dit, ton compte est bon, la dermato me rassure, me dit que tant que le naevus n’est pas analysé, elle ne se prononce pas. Les suites ont été simples, le grain de beauté mesurait moins d’un millimètre. 

Depuis ta soeur et ton frère se font suivre régulièrement, surveillance des grains de beauté obligatoire après qu’un membre de la famille est atteint. Tu minimises toujours les faits, tu me réponds que tu bronzes sans problème, pourtant tu as la peau claire et les yeux bleus, pourquoi te mettre en danger encore une fois, ce n’est pourtant pas si compliqué de se soumettre à une consultation régulière, mais non tu provoques encore une fois, je ne te comprends pas. Fais attention à toi, ça n’arrive pas qu’aux autres, la preuve. J’ai à ma décharge des années d’enfance dans les Landes où pendant les trois mois d’été nous passions nos journées dehors sous le soleil brûlant. Les crèmes de protection étaient moins performantes qu’actuellement, mais je ne te le dirai jamais assez,  le soleil tue.

J’ai longtemps parcouru le forum mélanome sur doctissimo, j’ai ri, souri, angoissé, pleuré à lire le parcours de ceux et celles qui étaient atteints plus gravement que moi, mesurant ma chance. Beaucoup sont partis depuis, mais laissent un sillage lumineux de leur passage. Ils sont un exemple de courage, de dignité et de respect pour tous ceux qui passent sur ce forum. Je tenais à leur rendre un émouvant hommage ici pour ne jamais les oublier.                           

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Par lesailesfracassees
Le 22 juillet, 2008
A 13:38
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Breizh

Changement de décor, nous prenons nos marques doucement, les greffiers passent leur journée dehors, ne rentrant que lorsque l’estomac crie famine, le corps alangui au soleil. Ce soir un rouge gorge sur une branche de lilas lançait un cri d’alarme à ses congénères sous les yeux du chat indifférent. Le temps s’étire lentement et les salines scintillent sous les rayons solaires, une mouette plane et tourne au dessus des eaux, son ventre blanc se détachant sur le bleu du ciel.

Les origines de la station balnéaire se perdent dans la nuit des temps, les restes d’un habitat abrité par une falaise attestent de la présence de l’homme au paléolithique, la période néolithique laisse une richesse considérable avec les monuments mégalithiques témoignage d’un peuple en pleine prospérité avec une forte organisation sociale. Hélas, depuis la politique culturelle consiste à rendre l’accès payant aux sites classés monuments historiques. Quelle haute idée du patrimoine ont ces hauts fonctionnaires qui sans bouger de leurs bureaux parisiens se permettent de prendre des décisions qui vont à l’encontre de la protection de ces sites majestueux. Combien de générations se sont succédées ici depuis, l’homme paraît bien petit et vaniteux face à ces mystères. Il faut dire que ces gros blocs de pierre érigés vers le ciel provoquent bien des rêves et fantasmes, le monde entier vient ici contempler ces pierres surgies du passé, mais la cité tient à garder inviolée l’énigme de ses pierres, leur rigidité statique garde jalousement le secret, des études poussées et une littérature abondante tentent de soulever le voile de leur mystère,  j’attends toujours avec impatience la fin de l’été  lorsque le flux des touristes se raréfie, pour me ré-approprier ce paysage familier, lorsque le vent court sur la lande, comme pour me susurrer à l’oreille toutes les légendes racontées à la veillée. Je me sens bien ici comme si à travers les âges je revenais à mon point de départ.

Tu as dormi pratiquement deux jours d’affilé après notre arrivée, j’ai essayé de te secouer de ta léthargie, mais j’ai préféré te laisser dans ta chambre pour ne pas avoir des gestes d’agacement envers toi, après tout, qu’y avait-il d’urgent à décider, je préférais te voir te lever avec le sourire plutôt que d’avoir la soupe à la grimace. Hier matin, je comptais sur toi pour aller acheter des copeaux de bois pour étaler sur les plate-bandes évitant ainsi aux mauvaises herbes de repousser, devant tes grognements, j’ai pris la voiture pour aller au centre commercial le plus proche. A mon retour, tu m’attendais, souriant, interrogatif à mon départ précipité. Depuis ton énergie s’est déculpée, tu t’es même inscrit au club de tennis pour jouer une heure par jour. Tu as voulu que je t’accompagne, le début a été difficile, toutes les balles s’échouaient dans le filet, ton partenaire a eu une patience d’ange, et toi tu riais, sautillait pour te donner du courage et à la fin de l’heure, tes gestes étaient redevenus plus sûrs et tu prenais du plaisir à jouer. Chaque fois que tu marquais un point, tu te tournais vers moi en m’adressant un signe joyeux, tu vois que tu y arrives, ton partenaire t’a même demandé de rejouer demain à la même heure. Tu pourras dormir tranquille ce soir, les efforts physiques permettent à ton corps d’évacuer toute ces toxines qui t’empoisonnent depuis tant de mois.

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Par lesailesfracassees
Le 17 juillet, 2008
A 0:40
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Ménagerie

Visite chez le vétérinaire  pour les rappels de vaccination, monsieur le caniche qui devient cabotin n’a pas voulu descendre de voiture, son flair ne l’avait pas trompé, il était bien chez son ami le véto qui lui avait pourtant sauvé la vie, voici une dizaine d’ année après un début d’empoisonnement. J’ai failli me faire arracher la main en l’attrapant par son collier, un vrai pitbull, j’ai déposé l’amoureux de Nina dans la salle d’attente puis suis retournée à la voiture avec l’assistante pour extirper le récalcitrant de l’habitacle. La ménagerie après tout ce stress retourne avec soulagement à la maison. Ton rat que nous avons récupéré depuis tes hospitalisations se paralyse de l’arrière train, il fait bon ménage avec le chien et les chats, chacun respectant l’autre, il a passé de longs moments de solitude pendant que tu essayais de retrouver tes paradis artificiels, il pourrait nous en raconter sur le chaos de ta vie d’alors, à quoi bon, aujourd’hui ce témoin de tes jours va s’en aller doucement, donne lui encore un peu de ton amour, petite âme innocente qui est si proche de toi. Tu te souviens de ton rendez-vous à la banque où tu t’étais présenté avec ton rat sur l’épaule, la banquière avait failli faire une crise cardiaque…

Hier nous sommes allé rendre visite à la personne chez qui Nina vivait en transit en attendant une famille qui voudrait bien l’adopter, je voulais te faire connaître cette dame admirable qui voue sa vie à sa passion pour les chats. Treize chats dans un quatre pièces, chats heureux de vivre après avoir connu l’abandon ou la maltraitance, elle aimerait en placer quelques uns, ils sont tous adultes mais en général, les gens préfèrent adopter des bébés chats, plus attendrissants. Nous avons fondu devant Vanille, chatte ragdoll qui nous regardait avec ses grands yeux bleus tristes. Ah si je n’avais pas déjà deux chats……. je te verrais bien avec elle, dans ton nouvel appartement, il paraît qu’elle demande toujours des câlins et saute volontiers sur les genoux. Mais tu refuses de prendre en charge une petite âme, trop tôt peut être.

Nous partons demain, trop de monde aujourd’hui sur les routes, la plage, le soleil, les jeunes filles en fleurs…..  les amis, changer un peu d’atmosphère,  voilà qui sera,  bon pour toi.

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Par lesailesfracassees
Le 12 juillet, 2008
A 15:56
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Contrôle routier

Tu as voulu aller à un festival ce week-end avec tes « copains » malgré nos réticences, festivals qui fleurissent l’été et qui font déployer la maréchaussée sur les routes.

Au retour, le propriétaire de la voiture ayant trop bu,  t’a proposé de conduire, comme tu étais resté sobre, tu as pris le volant. Evidemment, tu t’es fait arrêté au premier tournant,  » vos papiers s’il vous plaît, veuillez souffler dans le ballon  » résultat négatif, puis le gendarme t’a demandé si tu prenais des stupéfiants et toi avec ton innocence personnifiée tu lui as répondu que  »oui » tu en prenais, de temps en temps (cf mon post sur le cannabis) ! Illico presto, il t’a fait descendre de la voiture  t’offrant une ballade dans le fourgon pour t’emmener à l’hôpital proche : prise de sang, analyse d’urine et consultation avec un médecin, laissant le copain sur le bord de la route avec sa voiture et ses verres dans le nez. 

Résultat, plus de permis de conduire en attendant le résultat des tests et convocation au commissariat pour récupérer le papier rose.

Comme le dit papa, tu n’as tué personne, pourtant, tu le sais, la nouvelle législation répressive contre la consommation de stupéfiants au volant se durcit, nous en avions parlé dernièrement lorsque les nouveaux tests salivaires ont été mis en place, nous étions d’accord sur le bien fondé de ce nouvel outil de dépistage. Combien de victimes devront nous déplorer à la suite d’accidents occasionnés par des chauffeurs ivres ou sous l’emprise de stupéfiants, il n’y aura jamais assez de contrôle, et si nous n’avons rien à nous reprocher, nous pouvons rouler tranquille.

Que cette expérience te serve enfin à réaliser que tu ne peux pas passer ta vie à enfreindre les lois, à croire  qu’un simple joint n’a aucune incidence sur ton comportement. Je te l’ai déjà dit et je le répète encore ici, arrête de te détruire la santé et comporte toi comme une personne raisonnable, et que cette histoire te serve de leçon, merci de nous rendre la vie un peu plus calme.

 

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Par lesailesfracassees
Le 10 juillet, 2008
A 20:26
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Calme

Le vrai bonheur est dans le calme et l’esprit du coeur (Charles Nodier)

Douceur de ces jours qui passent dans la joie d’être ensemble. Hier nous sommes allés choisir la cuisine que nous allons faire installer chez toi.  Papa voulait la même que la nôtre, bleue et blanche, il nous amuse, il aime tellement garder ses repères, il déteste le changement, ça le rassure et déjà il t’imaginait dans tes murs.  Après avoir fait le tour du magasin, rien n’accrochait le regard, le vendeur que nous connaissons bien nous a proposé de voir les couleurs exposées. Tu as flashé sur le vert anis, papa a poussé un cri, non surtout pas vert ! à côté du vert, le orange te faisait un clin d’oeil et tu l’as pointé du doigt, papa continuait à faire la grimace, c’est alors que le vendeur nous dit, c’est tout à fait tendance, nous en vendons de plus en plus. Trois contre un, tu avais gagné ! Les murs seront peints en vert anis, tu aimes les couleurs flashies, elles feront partie de ta psychothérapie. 

Tu commences à vider ton appartement et fais des allers retours à la déchetterie, le rangement par le vide, qui fait du bien à l’esprit, tu as même dormi chez toi deux soirs de suite, l’angoisse s’est envolée. T’occuper le tête pour éviter de te centrer sur toi-même, et recommencer à faire du sport, voilà une thérapie qui portera ses fruits inévitablement.

Nous avons parlé du blog tout à l’heure, tu aimerais que le psychiatre le lise, je doute fort que cet homme charmant ait le temps de venir ici, mais cela témoigne de ta confiance envers lui. Nous avons rendez-vous début septembre dans le centre de réinsertion où nous avons fait une demande de prise en charge au moment de ton hospitalisation, tu es tellement mieux aujourd’hui que nous nous posons des questions sur l’utilité de cette démarche. Nous prendrons peut être la décision après l’été avec tous les avis nécessaires.

 
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Par lesailesfracassees
Le 9 juillet, 2008
A 16:27
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Couleurs

Bientôt tu pourras colorier tes matins de la teinte des ciels d’été, lorsque la brise aura balayé les nuages menaçants, marcher pieds nus sur l’herbe où perle encore la rosée, fouler le sable blond pour rejoindre les vagues qui se brisent en moussant sous tes pas, le monde t’appartiendra.

Les oiseaux chaque matin célèbrent le lever du jour, et envoient leurs arpèges vers le ciel, écoute la vie, regarde autour de toi, tu te débarrasseras comme ces papillons de ta chrysalide, en efforts douloureux et la coque de ta prison éclatera pour libérer tes chaînes.

Lorsque tu marches courbé à mes côtés je te dis regarde le ciel,  la vie recèle tant de trésors que tu as oubliés, regarde la rose qui éclot, ses pétales se tournent toujours vers le soleil.

Tu aimes les couleurs, la plupart de tes vêtements se parent des couleurs arc en ciel, comme si tu voulais habiller ton âme, le temps pansera tes plaies et la vie reprendra ses droits, les victoires que tu auras gagnées sur toi-même te rendrons plus fort, alors seulement nous pourrons te lâcher la main. Je t’aime pour toujours mon coeur.

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Par lesailesfracassees
Le 7 juillet, 2008
A 13:09
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Exercice physique

Alors, en attendant la rigolathérapie qui rouvrira à la rentrée, tu pourras passer de la musculation des zygomatiques à celle des mollets, cet après-midi tu ronchonnais après tes chaussures de tennis que tu as égarées, impossible de remettre la main dessus, la dernière fois tu avais joué avec ton frère, tu ne te rappelles plus quand, tes neurones imprégnés par toutes ces drogues avalées t’empêchent de te souvenir, toutes les recherches ont fait chou blanc,et tout cela t’agace,  la moindre contrariété te met dans un état de stress que tu as du mal à gérer, et tu nous embarques dans ton spleen, pour couper court, papa t’a proposé d’aller t’en racheter une paire, il a eu toutes les peines du monde à t’extirper de ta torpeur pour que tu le suives. L’affaire est classée, mais ton sourire est en option.

 Tu ne manges plus, après avoir passé ces dernières semaines la tête dans le frigidaire, tu as presque repris ton poids d’avant ton hospitalisation, Si je pouvais d’un coup de baguette magique te redonner la joie de vivre,  mais je n’ai que mon coeur à poser contre ton coeur.

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Par lesailesfracassees
Le 4 juillet, 2008
A 19:33
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La blogosphère

Je vais essayer ici de répondre à Agnès qui s’étonne que son blog rencontre autant de succès.

Dans la blogosphère, on rencontre de tout, des personnalités multiples qui nous font rire, sourire ou pleurer, d’autres nous mettent l’eau à la bouche en inventant des recettes, quand d’autres confectionnent des chefs d’oeuvre avec leurs doigts de fée, beaucoup ont un talent indéniable et puis,  il y a ceux qui nous parlent, nous font réfléchir et vibrer.

J’ai connu des personnes en fréquentant un site ces dernières années, fermé depuis, quelques unes sont devenues des amies de coeur, nous nous sommes rencontrées et ce sont maintenant des amies pour toujours. Nous nous téléphonions souvent et les fous rires que nous avons échangé restent pour moi des instants magiques.

Quelle est cette alchimie qui s’opère, peut être la même vision ou une même sensibilité que l’on ressent vis à vis d’inconnus avec l’imagination qui fait le reste. D’autres passeront furtivement et ne s’arrêteront pas, comment comprendre la brusque et joyeuse impulsion qui nous pousse d’instinct vers une personne ? l’homme a peur de se retrouver seul d’où la multiplicité de ces moyens de communication.

Voilà Agnès, ne te pose pas trop de question, tu as suffisamment de qualités pour que nous trouvions du plaisir à te lire, à savoir aussi que tu n’es pas seule. Ton humilité nous touche et tu as beaucoup de talent.

Pendant que j’écris, ce soir est doux pour notre coeur, tu as voulu faire la cuisine, le plat préféré de papa (blanquette de veau), malgré tes inquiètudes, tes efforts nous touchent, nous essayons simplement enlever les épines sur ton chemin pour les remplacer par des pétales de roses.

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Par lesailesfracassees
Le 3 juillet, 2008
A 19:04
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Thérapie par le rire

Trouvé sur le site de Ghislaine un lien sur la thérapie du rire, j’avais déjà entendu parlé de ses bienfaits, assez intéressée pour participer à une séance, il parait que nous rions moins de deux minutes par jour, alors que dans les années quarante, la moyenne journalière était dix fois supérieure, sa pratique développe la pensée positive, rend heureux et renforce la confiance en soi, le rire est reconnu et pratiqué de plus en plus dans les programmes de santé, voici une bonne occasion de mettre de la bonne humeur dans notre vie, nous irons tous les deux, j’imagine la séance, faudrat-il mettre des couches pour éviter d’avoir des fuites, se maquiller waterproof pour ne pas avoir l’air d’une chouette en sortant, je nous vois d’ici, et puis ce serait l’occasion pour toi de sortir, de voir du monde, imaginer les personnes arrivant la mine patibulaire et ressortir le sourire  jusqu’aux oreilles, plus on est de fous, plus on rit, alors adieu le stress,  oubliées les idées noires, quel programme, rien que cette idée me met déjà de bonne humeur. Je vous raconterai bien sûr.

« Au Canada, il existe à l’Hôpital d’Ottawa un centre de la rigolade (gélothérapie). Le rire possède de nombreuses vertus, il accroit les échanges respiratoires et les pulsations cardiaques, il stimule le tonus musculaire et la production des endorphines bêta, hormones dîtes « euphorisantes ». En outre, les abdominaux sont massés et les vaisseaux sanguins se dilatent. Une fois le rire passé, on observe une diminution du rythme cardiaque, de la tension artérielle  et une détente musculaire. »

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Par lesailesfracassees
Le 2 juillet, 2008
A 19:06
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Doutes

 Tu déambules sans but dans l’appartement lorsque tu ne te réfugies pas sous la couette, le soleil, la luminosité du jour n’arrivent pas à te sortir de ta torpeur. Hier tu t’en voulais, car avant le rendez-vous chez le psychiatre tu n’arrivais pas à te rappeler ce que tu voulais lui demander, je t’avais acheté un petit carnet pour noter tout ce qui te passait par la tête, mais tu ne le fais pas, le moindre effort te paraît insurmontable, j’aimerais avoir une clé, te la brancher dans le dos et te remonter tel un jouet mécanique pour te faire avancer. Ton inertie nous entraîne, je n’arrive pas non plus à me concentrer, je lis deux livres en même temps, commence à trier mes papiers et ne finis rien. Une épidémie de flemme semble avoir envahi toute la maison et pourtant ce n’est pas ton père qui donne l’exemple, parti aux aurores, rentré tard le soir, j’admire son énergie, mais il vit moins en direct, sans doute que son activité lui permet de moins réfléchir à ton mal être et c’est aussi bien comme ça.

J’aimerais bien, juste un court instant revenir à l’époque où mes rêves étaient encore à l’état embryonnaire, pour retrouver ces jours où tout était possible, où nous riions de tout et de rien, confiants en l’avenir, j’aimerais te dire qu’il faut avoir confiance en toi, ne pas dire que tout est nul, que tu es nul aussi parce que tu es unique, tu es précieux pour nous et pour quelques autres, c’est si difficile de vivre, d’avoir des responsabilités, assumer les tâches de tous les jours, tu n’es pas seul, tu dois le savoir, d’autres que toi souffrent de cette maladie, cherche en toi la force pour t’accomplir, porte un regard différent sur le monde.  Alors aujourd’hui refermons cette parenthèse pessimiste, demain peut être notre regard sur l’avenir sera plus positif.

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Par lesailesfracassees
Le 1 juillet, 2008
A 17:54
Commentaires : 3
 
 
 

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