les ailes fracassées

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Auto-mutilation

Tu as failli perdre ton oreille voici deux ans, un week-end de Pâques, ta grand mère ne t’a jamais pardonné,  elle avait mis les petits plats dans les grands, il a fallu t’hospitaliser d’urgence, elle si prompte à aller prier le dimanche à l’église, elle a eu honte de son petit fils, car c’est à cette époque qu’elle a appris (par force) que tu te droguais. Nous mêmes nous minimisions ces prises, mais tu avais déjà commencé à te piquer. La colère que j’ai ressenti lorsque je t’ai surpris dans ma salle de bain, ouvrant les gelules de Skenan que j’avais en stock après mon opération de la hanche, comment me méfier, j’étais à cent lieues de penser que tu aurais l’idée de t’injecter cette substance (mélangée à l’eau du robinet !!!) dans les veines, mais je suis arrivée à temps, depuis ce jour là je n’ai cessé de me transformer en gendarme et surveiller le moindre de tes faits et gestes, épuisant !

Revenons à ton oreille, depuis quelques semaines elle avait pris un aspect d’abord sanguinolant, et avait augmenté de façon éléphantesque, tu avais commencé à vouloir extirper un bouton imaginaire, chaque fois qu’on te surprenait à la toucher, tu nous envoyais balader, mais l’agravation de son aspect, nous fit te surveiller un peu plus près. Cette semaine là, nous ne pouvions plus la toucher, même le pavillon de l’oreille avait triplé de volume et avait pris une teinte rouge violacé, donc ce week-end de Pâques, tu es arrivé à la maison en hurlant de douleur !

L’interne qui t’a reçu t’a hospitalisé de suite et on t’opérait dans l’heure qui suivait.

Le chirurgien ORL qui s’est occupé de toi nous a dit, quelques heures de plus et j’étais obligé d’amputer une partie du pavillon !!!

Je retiendrai trois choses de cet évènement, la souffrance que tu as ressenti les jours précédants cette intervention, tu as fait preuve d’un courage phénoménal, la réalité de ta souffrance psychique pour te mutiler à ce point, et surtout, l’écoeurement de voir l’attitude de tes grands parents, qui n’ont parlé que de leur week-end de Pâques gâché par cet incident ! Je me demande comment ces gens là ont pu engendrer un fils aussi  extraordinaire, c’est du domaine de l’inconcevable, mais là n’est pas le sujet, je ne me suis pas mariée avec eux, heureusement. 

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Par lesailesfracassees
Le 29 mai, 2008
A 23:48
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Patience

Tu devais sortir hier, mais après l’épisode du Nozinan du week-end, ils ont jugé utile de te garder, tu ne te révoltes plus, tu prends conscience que ces attitudes pulsionnelles sont à l’origine de ton enfermement, il n’est pas si loin le temps où retranché dans ta chambre d’hôpital sans espoir de sortie, tu me disais, tu vas voir lorsque je serai dehors, je me ferai le plus grand shoot de ma vie, ces menaces n’étaient pas à prendre à la légère et je repartais le  coeur chaviré sans pouvoir rien faire pour toi.

Depuis quelque temps on essaye de te mettre en garde contre tes sois-disants amis que tu as dans tes relations, tous ou presque ont eu un rapport avec la drogue, est-ce parce que tu te sens plus valorisé auprès d’eux ? tu n’as pas confiance en toi, alors tu te sens plus fort avec ces gens là. Je ne dis pas qu’ils ne sont pas inintéressants, mais même le psychiatre et le psychologue qui te suivent au centre d’addiction te conseillaient de ne pas trop traîner dans les parages. Mais ce n’est pas le seul endroit où tu les rencontrais, avec ton âme « Abbé Pierre » tu en recueillais chez toi pour quelques jours, j’en ai retrouvé des vestiges en allant faire le ménage chez toi. Je m’empressais de tout faire disparaître ne sachant plus qui avait consommé quoi !

Allez demain sera un autre jour je te serre très fort dans mes bras.

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Par lesailesfracassees
Le 28 mai, 2008
A 21:24
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Nouvelle semaine

Tu n’avais pas envie de retourner à l’hôpital et je te comprends, sur le chemin, tu m’as avoué qu’hier tu n’avais pas pris correctement ton Nozinan pour le prendre en une seule fois avant le dîner, d’où ton état somnolent au retour, je m’en doutais, mais je n’ai rien dit, tu voudrais plus de liberté lorsque tu te trouves avec nous en permission, tu n’es pas bridé, toi seul peux t’insufler l’énergie qui te manque pour avancer, nous sommes là pour t’accompagner et essayer de te protéger lorsque tu penses que la vie t’est trop insupportable. Sur le moment tu es incapable de nous expliquer ce que tu ressents et c’est toujours après coup que tu te confies.

Les infirmières sont bien entendu au courant de ton attitude, tu devrais voir le médecin aujourd’hui, comme ces jours sont longs pour toi, je le sais, mais tu vas t’en sortir, je serai toujours fière de toi.

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Par lesailesfracassees
Le 27 mai, 2008
A 13:06
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Week end mitigé

Tu as eu la permission  de sortir vendredi matin pour que nous puissions t’emmener en week-end, tu m’attendais avec impatience, tu piaffais même en me faisant remarquer que j’avais dix minutes de retard, tout à la joie de te sortir de cette lourde atmosphère hospitalière, tu riais, même si le soleil n’était pas de la partie.

Un peu plus d’une heure pour nous permettre de rejoindre notre petite maison au bord des Salines, toujours le même cérémonial pour pousser les chats dans leur boite respective, anxieux à l’idée que peut-être ils allaient au rendez-vous chez le vétérinaire, mais une fois sur la quatre voie, le moteur ronronnant agréablement, ils comprennent vite que le jardin sera au bout de leurs pattes avec festin de lézard et chasse aux insectes variés !

En arrivant tu as voulu faire des crèpes pour le dîner et nous avons passé la soirée calmement, heureux de ta liberté retrouvée loin des contraintes hospitalières, un long week end t’attendait.

Le soir nous sommes allés écouter une jeune chanteuse à la voix limpide qui a beaucoup de talent et qui se produit dans la région et que tu apprécies particulièrement. Pendant tout le concert tu as été en symbiose avec la musique, battant des pieds et balançant la tête au rythme des chansons, tu étais dans ton élément. Malheureusement le retour à la maison a été cahotique, ton mutisme avait fait place à l’enthousiasme, tu es parti te coucher avec cet air des mauvais jours que nous connaissons si bien, sans avoir répondu aux questions de ton père qui essayait de comprendre ce qu’il se passait. Faut-il te bousculer dans ce cas là, te faire sortir des tripes ce qui t’angoisse à ce point ? Cette fois ci nous n’y sommes pas arrivé.

Dimanche matin, tes humeurs s’étaient envolées avec la pluie, le ciel avait cette teinte particulière qui font les ciels bretons, légereté et transparence, ton père t’a accompagné au marché et vous êtes revenu avec des victuailles plein les mains.

Nous avons pu faire une balade à vélo le long des plages, tu traînais un peu derrière moi, qui pourtant n’est pas la championne du deux roues surtout dans les montées…. je sentais ta fatigue physique, malgré le vent marin et l’odeur du varech, tu n’as pas dû apprécier le paysage comme il l’aurait fallu. N’importe qui se serait trouvé transporté dans ce contexte, mais tu as trop de mal à te supporter toi-même, je ne le sais que trop.

Le retour sous la pluie n’a pas été joyeux, les gestes ralentis, tu t’es endormi aussitôt les premiers tours de roue, je voyais bien que tu n’avais pas envie de rentrer, surtout en sachant que demain matin je te ramènerai à l’hôpital.

Aussitôt à la maison tu es parti te coucher, comme pour oublier la pesanteur de ces jours que tu n’arrives pas à supporter, c’est avec le coeur lourd que nous sommes allés dormir. Tu ne le sais pas mais Papa est allé  te surveiller pour voir comment tu respirais.

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Par lesailesfracassees
Le 26 mai, 2008
A 13:56
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Tristesse

Quand le temps me le dira, je m’en irai sur les flots d’une utopie bien à moi. Si j’en viens à ce point, ce sera que le monde dans lequel je vis, celui que j’ai sous les yeux me  dégoûte et que j’ai besoin de me retrouver en phase avec ce que je crois.Enfermez-moi si cette utopie devient un trop gros refuge, face à cette triste réalité matérielle et physique.

 

J’ai trouvé ces mots écrits de ta main en cherchant des papiers chez toi. Les larmes coulent sur mon visage, la douleur est si forte qu’elle me coupe le souffle.

Quand as-tu écrit ces lignes ? je ne sais pas, mais elle reflètent tellement ton état d’esprit depuis quelque temps, toi si sensible, tu n’arrives pas à t’adapter à ce monde que tu ne reconnais pas. Nous sommes là avec tout notre amour, tu dois avancer par étape, même si tu es en déséquilibre, la vie est comme des montagnes russes, ce soir la tristesse m’étreint, demain je reprendrai des forces pour lire à nouveau la lumière dans tes yeux, et pour plus tard te laisser voler vers la liberté et l’indépendance. Nous y arriverons ensemble, tu le sais, nous t’aimons plus que tout.

                    

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Par lesailesfracassees
Le 22 mai, 2008
A 21:47
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Suite

Lorsque tu as pu donner ton congé pour cette maison en co-location, je croyais qu’il suffisait de te loger ailleurs pour que tu reprennes une vie normale. Ta licence en poche tu pouvais choisir une autre voie. Je me trompais sur la réalité de la situation.

Une fois dans ton nouvel appartement tu étais en phase euphorique, tout était prétexte à réjouissance, le soleil qui se levait presque sur ton visage le matin, les oiseaux à hauteur de tes fenêtres, les amis que tu recevais pour dîner, mais tu n’arrivais pas entrer de plein pied dans la vie.

Un soir tu es arrivé tremblant de peur, le visage livide, ta main ensanglantée, un regard rapide nous a suffi pour comprendre que c’était grave, destination les urgences pour évaluer les dégats. Tu avais été attaqué dans la rue à côté de chez nous, à la machette, six individus qui t’attendaient pour te faire la peau. Les jours précédents à l’interphone, une voix menaçante demandait si tu étais là, j’avais répondu que tu n’habitais pas chez nous. A nos questions tu nous avais rassuré, que tu t’occupais de cette affaire ! si nous avions su que des dealers étaient à tes trousses , quelle fracassante entrée dans le monde de la drogue, tu as failli perdre la main.

A la suite de cette agression, le choc psychologique a été terrible, tu n’osais plus sortir, tu avais peur de tout et la descente aux enfers a commencé, pour toi surtout et nous a tous entraînés dans ta chute.  

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Par lesailesfracassees
Le 21 mai, 2008
A 21:12
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Anamnèse

Si je remonte dans le temps, j’aimerai assez comprendre le moment où ont commencé tes troubles du comportement. Déjà au collège lorsque tu as intégré la sixième, nous avions été averti que les dealers se tenaient à la sortie de l’école pour proposer des substances illicites aux jeunes collégiens. Nous avions averti la direction de l’école qui nous avait répondu que tout se qui se passait à l’extérieur du collège (sur le trottoir donc) ne relevait pas de leur responsabilité.

Un jour, ton père qui travaille au CHU reçoit un coup de fil de la police, les services de secours t’ont amené aux urgences avec deux amis pour ivresse sur la voie publique, tu devais avoir 14 ans, les deux frères étaient en coma éthylique, vous aviez acheté une bouteille de whisky, tu avais bu pour un franc, la seule pièce que tu avais sur toi, et les frères s’étaient partagé le reste de la bouteille. Nous avions alors rencontré la maman des deux garçons, qui avait minimisé la conduite de ses deux garçons, elle élevait toute seule ses deux enfants et nous avait répondu qu’ils devaient faire leurs expériences !!! Nous avions à l’époque essayé de t’empêcher de fréquenter ces deux garçons, mais le laxisme de leur mère s’opposait tellement à la rigueur de notre éducation, que tu préférais garder les contacts avec eux. Mais le mal était fait.

Tu as pu intégrer un lycée hôtelier sans problème sur ton souhait et passer ton bac hôtelier, les stages et tes premiers emplois te confortaient dans ton choix et l’avenir te semblait serein.

 Tout a basculé le jour où tu as voulu faire un intermède en voulant reprendre tes études pour faire une licence de musique. Ton père réticent t’a pourtant permis de t’installer dans une co-location avec des amis et cinq ans se sont passés. Tu venais de temps en temps à la maison, choisissant le jour où tu étais au mieux de ta forme, nous étions heureux que tu prennes ton indépendance, la vie alors nous semblait plus légère qu’aujourd’hui.

Tes amis ont voulu prendre une co-location a l’extérieur de la ville, mais tu n’a pas suivi, tu nous a rassuré en disant que tu avais retrouvé des co-locataires et la vie a continué, tu passais tes examens, tu nous disais que tu avais de bonnes notes, ton père ne vérifiait pas. Un jour, j’ai reçu un coup de fil d’une co-locataire me disant  » – votre fils se drogue, je vais avertir la propriétaire ! » Le ciel m’est tombé sur la tête….. j’ai nié en bloc, impossible, non pas mon fils.

C’est à cette époque justement, que ton père, voyant ton compte en banque diminuer avec des retraits assez conséquents, me faisait part de ses inquiètudes. Je le rassurais, lui disant que tu devais recevoir des amis ou faire des fêtes (fréquentes chez les étudiants), mais la réalité était tout autre.

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Par lesailesfracassees
Le 19 mai, 2008
A 22:25
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Stand By

Je sais bien que tu t’ennuies, après deux semaines où les ponts et les fériés n’ont pas permis un suivi régulier, tu n’as qu’une hâte, faire le point avec le psychiatre du service, tu l’attendais ce matin, il n’est pas passé, mais tu le verras demain.

 J’ai essayé de te divertir tout à l’heure, mais la torpeur te rendait inactif, je me voyais comme dans un film, spectatrice d’un monde irréel, mais bien palpable puisque c’est le tien. Les visites ne se font pas dans la chambre, dès l’entrée, à côté de l’office des infirmières, les malades déambulent, souvent avec des yeux hagards, indifférents au monde qui les entoure ! Je t’ai crié, désespérée, mais tu n’es pas à ta place ici, si je pouvais t’extirper  là tout de suite et te ramener avec moi, mais je sais que ce n’est pas possible, tu es trop fragile encore et tu ne te révoltes même pas ! c’est là le problème, tu es passif et tu attends qu’on décide pour toi, combien de temps encore ?

Un traitement a été institué depuis une dizaine de jours, il faut attendre au moins quinze jours pour les effets, le médecin essaye de réguler tes humeurs, mais lorsque je suis venue te chercher samedi, l’angoisse te coupait le souffle, même une fois à la maison, tu n’arrivais pas à te libérer de ce poids, Papa t’a accompagné chez toi pour chercher du Subutex qui t’a soulagé de ton mal être, produit d’ailleurs que tu n’as pas le droit d’avoir dans le service, mais que tu prenais justement pour ta désintoxication avant d’être hospitalisé. Tu vas en parler demain avec le psychiatre du service, vous verrez alors la conduite à tenir à ce moment.

 

  

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Par lesailesfracassees
Le 13 mai, 2008
A 20:45
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Réalités

Je suis revenue vers toi, j’ai hésité à partir, sachant que tu n’étais pas au mieux de ta forme, mais en parlant avec le médecin du service, je pouvais partir plus sereine, ta soeur préparait son déménagement et me demandait de venir m’occuper de tes neveux, quel bonheur ces petits bouts d’homme que je ne vois pas assez souvent, leurs éclats de rire, leur joie de vivre me rappelaient le petit garçon que tu étais, les mêmes facéties, les mêmes raisons de colères, les chagrins vite consolés par les calins, c’est si simple la vie tu sais et tu l’as oublié !

J’ai retrouvé ton regard un peu perdu, mais vite éclairé par ma présence, tu étais heureux de me retrouver et mes bras ne sont pas assez grands pour serrer en même temps tous ceux qui me sont chers, ta soeur et ton frère géographiquement dispersés ne permettent plus de nous réunir aussi souvent que nous le souhaitons. L’enfant doit prendre sa liberté à l’âge adulte et voler de ses propres ailes, c’est le plus beau des cadeaux que nous pouvons lui offrir, qu’en fais-tu toi de cette liberté, à part t’aliéner par les drogues, imprégnier ton corps de toutes ces molécules qui maintenant te gardent prisonnier. 

Le week-end précédent j’ai eu la permission de t’emmener faire un petit tour, le soleil printanier réchauffait nos corps endormis par la grisaille, ton frère revenu de Paris disputait un match par équipe et nous lui avons fait la surprise de venir le voir jouer au club,  tu étais content, il t’a serré sur son coeur, surpris par ta présence.

Je n’ai pas vu venir l’arnaque !!! nous étions là à regarder le match depuis une vingtaine de minutes, te retournant vers moi tu me dis : « - Maman, si nous allions chercher ma guitare, j’ai le droit d’en jouer dans le service si je suis discret ! », mais j’ai aussi un copain qui doit venir nous rejoindre à l’appartement car il doit récuperer des affaires !!!! Nous quittons le club pour ton domicile et pendant que tu attends ton ami, je te laisse dans ta chambre pendant que je range dans ton salon, nous repartons au bout d’une heure et je te ramène à l’hôpital ! Mal à l’aise je te laisse après avoir dit à l’infirmière que tout s’était bien passé.

Le lendemain matin une infirmière m’appelle me disant que tu es en chambre d’isolement dans un état léthargique consécutif à ton retour de la veille où tu avais ramené les benzodiazépines que tu avais en ta possession dans une poche de vêtement que tu avais  dans ton appartement ! Le scénario avait donc été prévu avant que je vienne te chercher la veille, en téléphonant à ton ami et en lui donnant rendez-vous chez toi, tu savais que tu allais chercher le reste de drogue que tu avais réussi à cacher, malgré ma vigilance ! Deux jours en isolement t’a remis les idées en place, maintenant sans téléphone et sans moyen de contacter quiconque, tu retarderas d’autant plus le moment de ta sortie.

Dans : Non classé
Par lesailesfracassees
Le
A 0:41
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