les ailes fracassées

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La vérité sur le déni ou Anosognosie

Le sentiment que nous avons tous, ton frère et ta soeur réunis est que nous n’avons pu trouver un thérapeute qui s’intéresse authentiquement à la famille, répondant ainsi clairement et utilement à nos demandes.

Le diagnostic de bi-polarité a bien été établi et nous naviguons entre effroi et espérance parce que depuis cet été, tu refuses  ton traitement ou plutôt tu ne perçois pas ta maladie en tant que telle. De nombreuses personnes se retrouvent à la rue ou en prison parce qu’elle souffrent de maladies mentales qui n’ont pas été soignées, comment accepter cette situation lorsqu’on sait qu’il ne s’agit pas d’une fatalité, mais des conséquences de maladies ignorées ou non traitées.

Par contre, laisser quelqu’un sans soins est la plus sûre façon de contribuer à la stigmatisation du malade. Nous en avons eu la confirmation depuis que tes voisins de paliers sont passés du stade amical à hostile, il faut dire aussi que tu avais bien préparé le terrain avec tes nuits d’insomnies où tu écoutais ta musique jusqu’au moment où des hardes d’individus défilaient dans la montée avec des mines patibulaires…

Comment trouver un terrain d’entente avec toi, incapable de comprendre que ta maladie t’empêche de percevoir le ressenti des autres, comment trouver une stratègie spécifique pour aborder ce problème difficile, notre instinct naturel nous faisant nous opposer de façon frontale au déni conduisant automatiquement au désastre chaque fois que nous voulons dialoguer !

L’absence de prise de conscience de la maladie mentale est un des symptômes de la maladie, ce n’est pas un choix que la personne malade fait.

Nous sommes alors confrontés à ce sentiment de frustration et d’impuissance en essayant d’aider quelqu’un qui est convaincu n’avoir besoin d’aucune aide, nous cherchons comment t’aider, la connaissance donne du pouvoir et essayons de comprendre ce déni de la maladie.

Nous ne te laisserons pas tomber, toute la famille est soudée pour t’aider à te sortir de cet enfermement involontaire qu’est ta maladie mentale.

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Par lesailesfracassees
Le 20 janvier, 2011
A 20:31
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Libre

Tu es ressorti au bout de 18 heures de garde à vue, libre. Des questions t’ont été posées sur celui qui logeait chez toi. Tu ne savais rien. Ton visage reflétait la fatigue éprouvée par cette nuit infernale, j’ai eu peur pour ton équilibre psychique, tout peut te déstabiliser, ta maladie tu le sais ne résiste pas à des facteurs de stress exogène, sachant que depuis quelque temps tu refuses tout traitement qui t’aiderait ! 

Tu n’as pas compris lorsque tu a vu débarquer la police chez toi en plein après-midi avec cet individu menotté. A-t-il été arrêté dans la rue ? Dans ses poches les clés de ton appartement, la police lui a-t-elle demandé où il habitait ? Tout a été fouillé, tout a été retourné, mais rien n’ a été trouvé……

Je ne suis même pas en colère, surtout soulagée que rien n’ait été retrouvé chez toi qui puisse t’être reproché. Nous aurions pu passer des fêtes de fin d’année terribles, mais à quoi bon extrapoler maintenant, tu es là et ne semble pas vraiment comprendre comment tout ceci est arrivé.

Sur le journal le lendemain il a été relaté l’arrestation d’un dealer qui était sorti de prison en septembre dernier, passé  en comparution immédiate, il a pris un an de prison.

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Par lesailesfracassees
Le 23 décembre, 2010
A 1:29
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Garde à vue 2

Nous sommes arrivés devant ton immeuble pour assister à une réunion du conseil syndical, plusieurs propriétaires se sont approchés de nous avec un regard compassif ! Au milieu de l’après-midi ils t’ont vu partir avec la police accompagné de ton « co-locataire » menotté les mains dans le dos, d’après les témoins tu suivais mais non menotté, il y avait des policiers en civil et en uniforme…….

Nous avions les clés de l’appartement et sommes montés chez toi. La police avait fouillé de fond en comble, avec des chiens anti-drogue, tout était vidé, les placards, les tiroirs, je n’avais jamais vu ça de ma vie. Nous avons refermé la porte et sommes rentrés à la maison, nous n’avons pas de nouvelle de toi, sûrement en garde à vue, tu n’as pas le droit de téléphoner. Nous nous torturons l’esprit, savoir si la police a trouvé quelque chose d’illicite chez toi, pourquoi est-elle arrivée en plein après-midi, alors que tu dormais, accompagné de ce copain les menottes dans le dos. Comment a-t-il été arrêté ? Le mois dernier je t’accompagnais au tribunal de Caen où tu repassais après l’appel du procureur de ta condamnation à trois mois avec sursis pour détention d’amphétamines, nous avions pris un avocat, pour nous éviter un nouveau stress et comprendre pourquoi on te convoquait à nouveau. Finalement, ce n’était que les douanes qui avaient été oubliées dans le montant de l’amende ! Je sais que si ton appartement cache de la drogue, ce sera pour toi la case prison directe.

Tu m’avais passé cet individu au téléphone, je lui avais parlé, lui demandant de faire attention à ses relations et ne pas semer le trouble dans l’immeuble, il m’avait dit qu’il se ferait discret !

Papa est parti se coucher avec tous ses téléphones autour de l’oreiller, il ne dormira pas beaucoup. L’attente est si longue.

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Par lesailesfracassees
Le 16 décembre, 2010
A 0:01
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Ca va mal finir

Tu ne me laisses même pas le temps de relater ces derniers mois que ton actualité te rattrappe. Une des propriétaires de l’immeuble où tu habites m’a appelée un matin pour se plaindre des allers et venues sur ton palier de gens peu fréquentables, elle a hésité à me prévenir, pensant qu’avec le temps le manège cesserait, mais les bruits de portes, la musique, les odeurs ne cessant pas, elle n’a pu faire autrement. Cette propriétaire un jour est venu refermer ta porte alors que tu dormais au fond de ton lit en plein après-midi. Il faut dire que le soir où les pompiers et le Samu sont arrivés après que tu sois passé à travers la vitre de ton salon, tout le palier était attentif à ton bien être, se réjouissant d’un sourire accroché à ton regard, ou te voyant vivre une vie quasi normale ! 

L’autre soir tu es venu nous annoncer hésitant, qu’une de tes connaissances avait perdu les clés de ton appartement….. nous avons alors appris que cette personne habitait chez toi depuis quelques semaines, à ce moment là tu passais plusieurs  nuits par semaine chez une amie et c’est là que la valse des nuisances a commencé. Nous t’avons demandé des explications et tu nous a répondu que tu recevais qui tu voulais chez toi et n’avais de compte à rendre à personne. Devant ta mauvaise foi, nous n’avons pas insisté.

Le syndic m’ a néanmoins rappelé pour m’informer que plusieurs propriétaires se plaignaient des va et viens incessants de personnes assez agressives qui prenaient l’immeuble pour un hall d’hôtel, montant jusqu’au dix neuvième étages pour fumer, laissant les mégots de cigarette traîner partout et accompagnées de chiens menaçants. Tu as tout nié en bloc, accusant tout l’immeuble d’intolérance, et bien sûr, ces relations étant au dessus de tout soupçon !

J’ai réussi à avoir ce fameux « co-locataire » qui m’a promis  qu’il allait faire attention, je ne me sens pas à l’aise, je sens encore qu’il peut arriver quelque chose que tu ne pourras pas gérer, pourtant nous essayons de nous blinder pour ne pas recevoir en pleine face tous ces évènements que nous ne contrôlons pas,  si tu pouvais analyser que tu es seul responsable de tes actes, nous ne pouvons pas te protéger de tout, alors tant pis.

 

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Par lesailesfracassees
Le 13 décembre, 2010
A 23:53
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Le temps qui passe

 

Où sont les mots qui dansaient dans ma tête, j’aurai pu les jeter au hasard dans mon rôle d’observatrice silencieuse, je recherchais chaque fois des itinéraires nouveaux sans les contraintes physiques, mais le désordre de mes pensées me projetait toujours plus profondément dans le silence et je m’interroge parfois sur ce destin singulier qui a jeté un voile sur l’écran de mes rêves.

Le temps déprime les images et il reste en surface les morsures du coeur, le bonheur relève souvent d’un choix, mais avais-tu le choix, toi qui étais toujours à essayer de garder la tête au dessus de la ligne d’horizon, nous avons avancé côte à côte sur le même chemin, moi dans une armure physique par rapport à la tienne qui était mentale.

Je reviendrai sur ces derniers mois qui sont derrière nous, difficile de faire la synthèse sur ce qui s’est passé, nous ne pouvons pas changer l’histoire mais il fallait te construire un avenir et tu étais ton propre acteur, malgré ton pessimisme la vie peut t’offrir tellement de positif, il suffit que tu y croies, je veux bien encore faire un bout de route avec toi, tu le sais.

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Par lesailesfracassees
Le 19 novembre, 2010
A 0:12
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Faux pas

Qu’ils étaient doux ces derniers mois passés, dans le bleu ouaté des jours paisibles, mais la bête était là tapie dans l’ombre, comme une hyène guettant, prête à sauter avec sa figure hideuse sur sa proie.

Tu faisais des projets, le jour de Noël nous nous sommes retrouvés  en famille dans cette Brasserie où tu espères travailler lorsque ton statut de travailleur handicapé sera reconnu, tu avais apprécié l’ambiance qui y régnait me disant, en sortant, j’ai vraiment hâte d’y revenir comme employé.

Nous ne nous sommes pas méfiés, pourtant quelques signes auraient dû nous alerter, ta tenue vestimentaire pour commencer, puis ta coiffure hirsute, ton frère était là pour la semaine et nous pensions à autre chose.

Le lendemain de Noël, ta voix pâteuse au téléphone nous a alerté, tu étais chez toi et je t’ai conseillé de te reposer, un doute subsistait en  moi mais tu avais promis de nous rejoindre le soir pour le dîner, nous étions occupés de notre côté.

A ton arrivée, ta démarche chancelante a allumé en nous une colère enfouie au plus profond de nous, tu répandais sur ton visage les traces de tes doigts noircis, les yeux fixes rougis, perdus dans le vague, nous avions compris.

Sept mois se sont écoulés sans incident de parcours, nous te faisions confiance, nous ne voulions plus interférer dans ta vie en ce qui concerne tes soins, laissant les professionnels agir, mais tes démons veillaient, plus sournois que jamais.

Je n’ai pas écrit tout de suite, ton frère est reparti, tu as demandé pardon, promettant de ne plus recommencer,  l’angoisse est revenue, palpable, mais nous prenons un peu plus de recul.Ton comportement aliène ta liberté, la drogue t’enferme encore plus profondément dans la solitude, tu ne nous entraîneras pas dans ta chute, plus maintenant, tu le sais, il y va de notre propre survie, alors réfléchis, tes menaces ne serviront à rien et te mentir à toi même ne pourra que précipiter ta descente aux enfers. 

 

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Par lesailesfracassees
Le 5 janvier, 2010
A 0:26
Commentaires : 37
 
 

Vapeurs morphiniques

Juste un petit mot pour dire que je suis rentrée, très fatiguée, mon corps est comme une plaie vivante, la pose de l’autre prothèse d’épaule a dû occasionner une poussée de la maladie, je reviendrai plus tard pour expliquer justement cette maladie qui détruit les cartilages un à un, tu m’as demandé de faire attention à mes gestes, promis je serai sage, pour l’instant nos rôles sont inversés, les opaciés sont devenus mes compagnons d’aventure, mais ils me sont nécessaires pour atténuer la douleur, sans doute aussi pour être en symbiose avec toi !

Merci à tous qui venez nombreux prendre de mes nouvelles, des bouffées d’émotion me submergent, preuve que mon coeur bat encore.

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Par lesailesfracassees
Le 10 novembre, 2009
A 23:39
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Psycho-éducation

Depuis ta dernière hospitalisation en Mai dernier où tu t’étais retrouvé dans un autre service par le découpage différent de secteurs, on t’a proposé de faire partie d’un groupe choisi en fonction d’un thème commun, celui-ci étant la musique, il permet la réinsertion des personnes en s’appuyant sur le rapport au groupe tout en  favorisant la socialisation. De plus ces ateliers sont l’occasion d échanges et de rencontres qui rompent ainsi avec ton emploi du temps monotone et t’offrent une ouverture vers l’extérieur, évitant de te retrouver seul face à toi même.

Je venais te chercher tous les matins devant chez toi pour te conduire à l’hôpital, car au début tu avais peur de ne pas te réveiller à temps pour être à l’heure, je te téléphonais juste avant pour te dire que j’arrivais, ces matins printaniers étaient déjà porteurs d’espoir, nous bavardions gaiement, prenant quelquefois des chemins différents pour rendre le parcours moins monotone, parfois, je revenais te chercher dans l’après midi pour m’aider à faire les courses. Occuper ton temps par ces activités choisies par toi te plaçait à nouveau dans un monde structuré qui  remettaient à l’heure  ton horloge biologique, si important pour toi, tu étais tellement desynchronisé jusqu’à maintenant, tes troubles du sommeil parlaient pour toi.

Depuis les vacances tu as préféré prendre un peu d’autonomie, tu y vas seul, je pense que tu es heureux de retrouver ce groupe, t’ouvrir aux autres surtout, te rassurer quant à tes possibilités de réinsertion, la bi-polarité est une maladie reconnue comme handicap, tu attends justement d’être reconnu comme travailleur handicapé pour rechercher un emploi, tu en as le désir et ton cursus professionnel te permet justement de trouver facilement un travail dans  la restauration. Quel chemin parcouru en si peu de temps pour toi, tu avances dans la bonne direction, je sais que ce n’est pas facile tous les jours, mais je l’écrivais déjà au départ, toi seul par ta seule volonté pourra t’en sortir,  prendre ton indépendance, te faire confiance, nous pourrons alors te lâcher la main un peu plus facilement.

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Par lesailesfracassees
Le 27 octobre, 2009
A 2:44
Commentaires : 2
 
 

Du virtuel au réel

Depuis quelques mois nous avions projeté avec François de nous rencontrer,  au fil des jours nous avions tissé des liens invisibles et je sentais à travers ses lignes sa sollicitude se transformait en compassion, même si ce n’était que des mots couchés sur l’écran, ils reflétaient tellement de chaleur que j’en étais bouleversée, comment un inconnu pour moi quelques mois auparavant pouvait me toucher à ce point, chaque soir sur son site je trouvais dans ses écrits une résonance en moi, j’aurai pu écrire les mêmes phrases, je partageais ses emballements, ses  irritations, et puis j’ai été le témoin de ses premiers balbutiements amoureux avec Arnaud, une histoire assez rare pour être commentée et que je suis  aujourd’hui avec tendresse.  

Et puis Agnès, qui avait commencé son blog presque au même moment que moi, au départ je ne l’avais pas reconnue, mais j’ai été happée par son style, une façon talentueuse de raconter sa vie, une vie qui au fur et à mesure sortait de l’ordinaire et qui la faisait passer pour une héroïne de roman. Dernièrement son blog a été fermé dans l’urgence pour qu’elle se protège après des évènements tragiques qui auraient pu la laisser à terre, j’aurai tant aimé que cette histoire se termine comme un conte de fée, quel petit soldat courageux qui lutte dans ce monde si difficile, elle remet à sa place mes difficultés avec Julien et me donne une leçon magistrale dans la façon de se tenir la tête haute.

Nous avions donc rendez-vous chez Agnès ce week-end, ton frère m’avait proposé de m’accompagner pour que je ne me perde pas dans le dédale des arrondissements de Paris que je ne connaissais pas trop, je lui avais un peu expliqué l’histoire de chacun pour qu’il n’arrive pas en terre inconnue, et le samedi midi, la petite amie de ton frère a voulu nous accompagner et ton père se retrouvant tout seul nous a demandé s’il pouvait nous accompagner, et nous nous sommes retrouvés à six personnes au rendez-vous pour le café !!! 

Nous sommes tombés dans les bras des uns et des autres, l’écran avait disparu, même pas étonnés de nous retrouver là, comme si nous nous retrouvions après une très longue absence. Merci d’avoir été là tous les trois nous nous sommes promis de nous revoir très vite, nous avons parlé un peu de toi, peut être qu’au prochain rendez-vous tu  nous accompagneras, je ne veux pas forcer les choses, tu le feras si tu le sens, ta décision t’appartient.

 

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Par lesailesfracassees
Le 13 octobre, 2009
A 1:15
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L’été en pente douce

Tu m’as dit, tu n’écris plus, je n’ai pas vu le temps passer, ton frère me disait à quoi bon ce blog, mais  la valse des mots  tournoyaient les nuits où les yeux grands ouverts tout me ramenait à toi, les beaux jours sont venus, tu avais projeté d’aller en Tchécoslovaquie, là où la jeunesse européenne se retrouve dans un grand rassemblement festif de musique, tu y étais allé deux ou trois fois, avec ta propre voiture, ou avec des amis avec qui vous partagiez les frais, tu revenais sans portable ou avec quelques vêtements perdus ou volés, rien de bien grave, puisque tu revenais toujours vivant. Mais cette année, les influences des médicaments et ton état psychologique ne te permettaient pas de t’assumer, surtout en sachant que ton ami  après le festival te laissait à Prague pendant qu’il continuait vers la Hongrie et la Slovaquie. Une amie commune à qui j’en avais parlé m’avait fait part de sa crainte de te savoir seul à l’étranger, sans moyen de transport, et surtout avec ton traitement que tu aurais pu égarer, sachant que tu devais le prendre à heure fixe et avoir une vie pas trop mouvementée, ce qui n’aurait pas été le cas, le voyage a été annulé, à notre grand soulagement.

Alors tu es venu avec nous, un peu à reculons, les jours gris de Juillet entamaient ton energie, tu passais  plus de temps à dormir rendant tes journées courtes, la nuit tes démons se réveillaient, alors pour remplir le vide qui était en toi, tu mangeais, tu te remplissais, la tête dans le frigidaire, insasiable. La peur  alors s’emparait de moi, je ne pouvais rien faire, la nuit l’angoisse est palpable, tout s’emplifie, je n’entrevoyais pas le bout de ton tunnel.

Et puis les amis sont passés, ta soeur, ton frère ont éclairés tes journées, tu étais beaucoup plus entreprenant, te conformais aux horaires de tous, les beaux jours aidant tu parlais de retravailler, les doigts te démangeaient, tu préparais les repas avec enthousiasme, mais je sentais bien cette  irritation à fleur de peau, il suffisait d’un mot de travers pour que au quart de tour tu sois agacé, impatient, je ne te reconnaissais plus.

Ta guitare comme pétrifiée dans son coin attendait, tu as bien essayé quelques accords, mais la récente réparation vasculo-nerveuse de ton bras a laissé quelques séquelles, il te faudra attendre pour que tout revienne à la normale, cet accident t’a vraiment permis de prendre conscience que ton comportement pouvait avoir de graves conséquences.

Nous avons pris de la distance depuis cet été, te laissant un peu plus d’autonomie, après cette année compliquée où nous avons vécu tous en autarcie, nos trajectoires s’écartent un peu pour qu’un semblant de liberté s’instaure entre nous, nous en avons besoin tous, tu le sais.

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Par lesailesfracassees
Le 7 octobre, 2009
A 22:50
Commentaires : 3
 
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